Un tournant dans la révision de l'Accord sur les ADPIC ?

Des modifications seront-elles enfin apportées au régime de brevet du vivant de l'Accord sur les ADPIC au sommet mondial du commerce de Cancun ? Après plus de quatre années de situation bloquée entre les pays développés et les pays en développement, certains signes donnent à penser que les choses commencent à bouger. L'un d'entre eux est l'existence de discussions au sein de l'OMC concernant l'obligation pour les demandeurs de brevets de révéler -rendre public- l'endroit où ils ont acquis le matériel génétique végétal ou les informations sur des inventions impliquant des savoirs traditionnels. Un autre signe est le débat qui se déroule en parallèle pour savoir si le système de brevet reconnaît les savoirs traditionnels dans leurs droits propres et de quelle manière. Le groupe africain à l'OMC a ajouté une nouvelle dimension au débat en déposant une proposition destinée à inclure formellement les savoirs traditionnels dans les règlements de l'Accord sur les ADPIC.

Des modifications seront-elles enfin apportées au régime de brevet du vivant de l'Accord sur les ADPIC au sommet mondial du commerce de Cancun ? Après plus de quatre années de situation bloquée entre les pays développés et les pays en développement, certains signes donnent à penser que les choses commencent à bouger. L'un d'entre eux est l'existence de discussions au sein de l'OMC concernant l'obligation pour les demandeurs de brevets de révéler -rendre public- l'endroit où ils ont acquis le matériel génétique végétal ou les informations sur des inventions impliquant des savoirs traditionnels. Un autre signe est le débat qui se déroule en parallèle pour savoir si le système de brevet reconnaît les savoirs traditionnels dans leurs droits propres et de quelle manière. Le groupe africain à l'OMC a ajouté une nouvelle dimension au débat en déposant une proposition destinée à inclure formellement les savoirs traditionnels dans les règlements de l'Accord sur les ADPIC.

Entretien avec le professeur Johnson Ekpere

Johnson Ekpere est l'ancien secrétaire général de la Commission de Recherche, scientifique et technique de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA/ CRST). A ce poste de responsabilité, il a piloté le développement de deux Lois modèles africaines sur les droits des communautés et la biotechnologie, qui ont fait prendre conscience à un certain nombre de pays africains de l'impact que certains accords internationaux pourraient avoir sur les communautés et les pays africains. Agronome formé aux Etats-Unis, il a été pendant plusieurs années professeur d'Agriculture à l'Université de Ibadan au Nigéria. Aujourd'hui à la retraite, il continue d'agir en tant que consultant sur les questions agricoles et de droits touchant l'Afrique.

Johnson Ekpere est l'ancien secrétaire général de la Commission de Recherche, scientifique et technique de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA/ CRST). A ce poste de responsabilité, il a piloté le développement de deux Lois modèles africaines sur les droits des communautés et la biotechnologie, qui ont fait prendre conscience à un certain nombre de pays africains de l'impact que certains accords internationaux pourraient avoir sur les communautés et les pays africains. Agronome formé aux Etats-Unis, il a été pendant plusieurs années professeur d'Agriculture à l'Université de Ibadan au Nigéria. Aujourd'hui à la retraite, il continue d'agir en tant que consultant sur les questions agricoles et de droits touchant l'Afrique.

J'ai enfin vu le coton Bt

Le coton Bt a toujours été un objet de curiosité. J'avais lu des millions de mots sur ce sujet – sur des sites web, dans des messages électroniques, et dans les pages des magazines. Ma curiosité a été encore plus forte quand j'ai vu les magnifiques photos publiées dans la revue de la firme Monsanto, Monsanto Journal Biotechnology Update...

Le coton Bt a toujours été un objet de curiosité. J'avais lu des millions de mots sur ce sujet – sur des sites web, dans des messages électroniques, et dans les pages des magazines. Ma curiosité a été encore plus forte quand j'ai vu les magnifiques photos publiées dans la revue de la firme Monsanto, Monsanto Journal Biotechnology Update...

A qui profite l'aide alimentaire ?

 L'année dernière, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies a lancé à deux reprises ce qui a été présenté comme "la plus vaste opération humanitaire de l'histoire" – d'abord en Afrique Australe et ces dernières semaines en Iraq. Mais jusqu'à quel point ces opérations ont-elles apporté de l'aide et atteignent-elles réellement les personnes qui en ont besoin? Plus que jamais, le programme d'aide alimentaire est mené dans l'intérêt des fournisseurs plutôt que dans celui des bénéficiaires. La question de l'aide alimentaire génétiquement modifiée est désormais utilisée par les Etats-Unis, le plus grand pourvoyeur d'aide alimentaire dans le monde, pour manipuler le programme.

 L'année dernière, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies a lancé à deux reprises ce qui a été présenté comme "la plus vaste opération humanitaire de l'histoire" – d'abord en Afrique Australe et ces dernières semaines en Iraq. Mais jusqu'à quel point ces opérations ont-elles apporté de l'aide et atteignent-elles réellement les personnes qui en ont besoin? Plus que jamais, le programme d'aide alimentaire est mené dans l'intérêt des fournisseurs plutôt que dans celui des bénéficiaires. La question de l'aide alimentaire génétiquement modifiée est désormais utilisée par les Etats-Unis, le plus grand pourvoyeur d'aide alimentaire dans le monde, pour manipuler le programme.

Lettre ouverte à Pascal Lamy

En septembre dernier, l'Union européenne a fait parvenir un « document concept » au Conseil des ADPIC concernant la révision de l'article 27.3(b). Bien que nous n'y ayons rien trouvé alors de nouveau dans le fond, il fait aujourd'hui l'actualité. Afin de rectifier certaines contre-vérités rapportées dans les médias, nous publions une lettre ouverte à Pascal Lamy, Commissaire européen au commerce.

En septembre dernier, l'Union européenne a fait parvenir un « document concept » au Conseil des ADPIC concernant la révision de l'article 27.3(b). Bien que nous n'y ayons rien trouvé alors de nouveau dans le fond, il fait aujourd'hui l'actualité. Afin de rectifier certaines contre-vérités rapportées dans les médias, nous publions une lettre ouverte à Pascal Lamy, Commissaire européen au commerce.