Entreprises

L’objectif principal de GRAIN est d’aider les mouvements sociaux à travers le monde à résister contre l’emprise croissante des entreprises sur la production, les marchés et le commerce alimentaires. Nous enquêtons sur la manière dont les entreprises (y compris l’industrie agroalimentaire, de grande distribution et de la finance) évincent des millions de petits producteurs et les accords commerciaux et d’investissement imposent les conditions légales pour y parvenir. 

Outre notre travail d’information, nous soutenons également nos partenaires et les mouvements populaires dans leurs efforts visant à améliorer les stratégies, la coopération et l’action populaire pour contester le pouvoir des grandes entreprises et développer avec eux les capacités nécessaires pour atteindre cet objectif.

L'offensive des grandes entreprises contre les petits producteurs laitiers pakistanais

Les laiteries commerciales ne ménagent aucun effort pour nuire à la réputation du lait frais local au Pakistan, qui bénéficie toujours d'une place importante sur le marché du lait. En plus de ces pressions, de nouvelles lois sont en cours de d'élaboration, qui interdiront la vente du lait frais provenant de petites laiteries.

Les laiteries commerciales ne ménagent aucun effort pour nuire à la réputation du lait frais local au Pakistan, qui bénéficie toujours d'une place importante sur le marché du lait. En plus de ces pressions, de nouvelles lois sont en cours de d'élaboration, qui interdiront la vente du lait frais provenant de petites laiteries.

Les gouvernements se servent d'une pandémie porcine pour renforcer la mainmise des grandes entreprises et écraser les petites exploitations

Une variante de la peste porcine africaine, arrivée en Europe en 2007, a dévasté des élevages porcins en Europe de l'Est et en Asie et, pour la première fois en 40 ans, la PPA est de retour en Amérique. Des foyers de PPA ont été confirmés en juillet en République dominicaine, dans les Caraïbes, et le pays se démène pour éviter l'éradication complète de son cheptel.

Une variante de la peste porcine africaine, arrivée en Europe en 2007, a dévasté des élevages porcins en Europe de l'Est et en Asie et, pour la première fois en 40 ans, la PPA est de retour en Amérique. Des foyers de PPA ont été confirmés en juillet en République dominicaine, dans les Caraïbes, et le pays se démène pour éviter l'éradication complète de son cheptel.

Les géants de l’alimentation en Afrique : La santé des populations en danger

Ce n'est un secret pour personne que la production alimentaire industrielle fait passer le profit et la quantité avant la qualité et la santé. GRAIN et l’AFSA publient une carte des scandales alimentaires qui ont éclaté dans de nombreux pays africains en raison de l’agriculture chimique et de l’absence de règlementation de l’agro-industrie.

Ce n'est un secret pour personne que la production alimentaire industrielle fait passer le profit et la quantité avant la qualité et la santé. GRAIN et l’AFSA publient une carte des scandales alimentaires qui ont éclaté dans de nombreux pays africains en raison de l’agriculture chimique et de l’absence de règlementation de l’agro-industrie.

Labelliser le poulet bicyclette ? Des questions s’imposent !

Les poulets dits bicyclette existent partout en Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale. L’appellation est générique, elle représente un patrimoine très étendu. Comment l’attribuer à un seul pays ? Et si on cherche à protéger une race de poulet à travers le marché, en créant un label ou un droit de propriété intellectuelle, ne risque-t-on pas du coup de promouvoir son industrialisation ?

Les poulets dits bicyclette existent partout en Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale. L’appellation est générique, elle représente un patrimoine très étendu. Comment l’attribuer à un seul pays ? Et si on cherche à protéger une race de poulet à travers le marché, en créant un label ou un droit de propriété intellectuelle, ne risque-t-on pas du coup de promouvoir son industrialisation ?

Comment la Fondation Gates pousse le système alimentaire dans la mauvaise direction

Dans un nouveau rapport, GRAIN analyse toutes les subventions accordées par la fondation dans les domaines de l'alimentation et de l'agriculture jusqu'en 2020 et révèle que, bien que la Fondation prétende accorder la priorité aux agriculteurs africains, la grande majorité de ses financements vont à des groupes basés en Amérique du Nord et en Europe.

Dans un nouveau rapport, GRAIN analyse toutes les subventions accordées par la fondation dans les domaines de l'alimentation et de l'agriculture jusqu'en 2020 et révèle que, bien que la Fondation prétende accorder la priorité aux agriculteurs africains, la grande majorité de ses financements vont à des groupes basés en Amérique du Nord et en Europe.

Démasquer les fausses promesses du Corridor économique Chine-Pakistan

Grâce à un réseau complexe de routes, chemins de fer et autres infrastructures, le CPEC vise à créer une route commerciale à faible coût et à accroître les échanges entre la Chine et l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Mais les projets du CPEC au Pakistan ouvrent la voie à la prise de contrôle sur d'importants secteurs agricoles par des sociétés privées, et à l'expulsion des populations agricoles locales par la même occasion.

Grâce à un réseau complexe de routes, chemins de fer et autres infrastructures, le CPEC vise à créer une route commerciale à faible coût et à accroître les échanges entre la Chine et l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Mais les projets du CPEC au Pakistan ouvrent la voie à la prise de contrôle sur d'importants secteurs agricoles par des sociétés privées, et à l'expulsion des populations agricoles locales par la même occasion.

AELE -Mercosur : un nouveau coup bas porté au climat, aux droits des peuples et à la souveraineté alimentaire

Les impacts climatiques de l'accord commercial AELE-Mercosur, s'il se concrétise, seront importants, même si on se base seulement sur quelques produits agricoles produits industriellement. Nous ne pouvons pas à la fois développer le commerce mondial et réduire les émissions, comme il est si urgent de le faire. Cette seule raison justifie que l'accord soit abandonné.

Les impacts climatiques de l'accord commercial AELE-Mercosur, s'il se concrétise, seront importants, même si on se base seulement sur quelques produits agricoles produits industriellement. Nous ne pouvons pas à la fois développer le commerce mondial et réduire les émissions, comme il est si urgent de le faire. Cette seule raison justifie que l'accord soit abandonné.

Contrôle numérique : comment les Big Tech se tournent vers l'alimentation et l'agriculture (et ce que cela signifie)

Les entreprises technologiques et les plateformes de distribution les plus importantes du monde, telles que Microsoft et Amazon, ont commencé à s'implanter dans le secteur alimentaire. Quelles sont les implications pour les petits agriculteurs et les systèmes alimentaires locaux ? Cette évolution conduit à une intégration forte et puissante entre les entreprises qui fournissent des produits aux agriculteurs et celles qui contrôlent les flux de données et ont accès aux consommateurs.

Les entreprises technologiques et les plateformes de distribution les plus importantes du monde, telles que Microsoft et Amazon, ont commencé à s'implanter dans le secteur alimentaire. Quelles sont les implications pour les petits agriculteurs et les systèmes alimentaires locaux ? Cette évolution conduit à une intégration forte et puissante entre les entreprises qui fournissent des produits aux agriculteurs et celles qui contrôlent les flux de données et ont accès aux consommateurs.

Un nouveau rapport illustre l'échec monumental du financement par les banques de développement européennes d'une plantation de l'ère coloniale

Un nouveau rapport publié par une alliance d'organisations de la société civile démonte l'un des échecs les plus scandaleux des investissements agricoles des banques de développement. Ce rapport explique en détail comment les plus grandes banques de développement européennes ont investi jusqu'à 150 millions de dollars dans une entreprise de plantation de palmiers à huile, malgré les conflits de longue date opposant l'entreprise aux communautés locales.

Un nouveau rapport publié par une alliance d'organisations de la société civile démonte l'un des échecs les plus scandaleux des investissements agricoles des banques de développement. Ce rapport explique en détail comment les plus grandes banques de développement européennes ont investi jusqu'à 150 millions de dollars dans une entreprise de plantation de palmiers à huile, malgré les conflits de longue date opposant l'entreprise aux communautés locales.

Rivières toxiques : la lutte contre l'accaparement de l'eau par les plantations de palmiers à huile

L'accaparement de l'eau lié à l'accaparement des terres par l'agro-industrie a conduit à d'innombrables cas de conflits sociaux et de destruction de l'environnement dans le monde entier. Le boom industriel de la demande d'huile de palme comme huile végétale de remplacement bon marché en constitue un excellent exemple. Ce boom se paye très cher par la destruction des forêts tropicales, l'exploitation de la main-d'œuvre et de l'accaparement brutal des terres et de l'eau.

L'accaparement de l'eau lié à l'accaparement des terres par l'agro-industrie a conduit à d'innombrables cas de conflits sociaux et de destruction de l'environnement dans le monde entier. Le boom industriel de la demande d'huile de palme comme huile végétale de remplacement bon marché en constitue un excellent exemple. Ce boom se paye très cher par la destruction des forêts tropicales, l'exploitation de la main-d'œuvre et de l'accaparement brutal des terres et de l'eau.

Les barbares à la porte de la ferme : le capital-investissement à l'assaut de l’agriculture

Depuis le milieu des années 2000, les investissements institutionnels dans l'agriculture ont commencé à s’accroître. Avec un nombre de fonds axés sur l'agriculture qui est passé de sept en 2004 à plus de 300 aujourd'hui, l'intérêt de capter les bénéfices de l'agriculture et de l'agrobusiness à l'échelle mondiale est réel – et la Covid-19 ne ralentit pas cette évolution.

Depuis le milieu des années 2000, les investissements institutionnels dans l'agriculture ont commencé à s’accroître. Avec un nombre de fonds axés sur l'agriculture qui est passé de sept en 2004 à plus de 300 aujourd'hui, l'intérêt de capter les bénéfices de l'agriculture et de l'agrobusiness à l'échelle mondiale est réel – et la Covid-19 ne ralentit pas cette évolution.

Que signifient les accords de libre-échange pour les femmes africaines ? Un regard critique sur la Zone de libre-échange continentale africaine

La récente ratification de l’accord établissant la Zone de libre-échange continentale africaine fait planer une menace sur l’Afrique. Si la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) est saluée par certains comme une étape majeure de l’unité et de l’indépendance de l’Afrique, les ambitions qui sous-tendent la campagne des gouvernements africains en faveur de cet accord révèlent malheureusement un programme plutôt axé sur les entreprises qui ne tient pas compte des préoccupations, des moyens de subsistance et des aspirations des citoyens du continent, surtout des femmes.

La récente ratification de l’accord établissant la Zone de libre-échange continentale africaine fait planer une menace sur l’Afrique. Si la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) est saluée par certains comme une étape majeure de l’unité et de l’indépendance de l’Afrique, les ambitions qui sous-tendent la campagne des gouvernements africains en faveur de cet accord révèlent malheureusement un programme plutôt axé sur les entreprises qui ne tient pas compte des préoccupations, des moyens de subsistance et des aspirations des citoyens du continent, surtout des femmes.

Les dangers de l'accord de libre-échange USA-Inde pour les agriculteurs indiens

Personne n'aurait pu imaginer que les inquiétudes considérables qui ont finalement poussé l'Inde à se retirer du RCEP seraient tout bonnement balayées afin que le gouvernement puisse négocier un nouvel accord désastreux, avec les États-Unis cette fois. L'ALE USA-Inde pose des problèmes bien plus graves pour les communautés rurales et l'agriculture en Inde. Il compromettrait sévèrement l'immense biodiversité indienne, mettrait en péril la construction de systèmes agricoles locaux solides et détruirait tout espoir pour l'Inde d'atteindre la souveraineté alimentaire.

Personne n'aurait pu imaginer que les inquiétudes considérables qui ont finalement poussé l'Inde à se retirer du RCEP seraient tout bonnement balayées afin que le gouvernement puisse négocier un nouvel accord désastreux, avec les États-Unis cette fois. L'ALE USA-Inde pose des problèmes bien plus graves pour les communautés rurales et l'agriculture en Inde. Il compromettrait sévèrement l'immense biodiversité indienne, mettrait en péril la construction de systèmes agricoles locaux solides et détruirait tout espoir pour l'Inde d'atteindre la souveraineté alimentaire.

Les profits avant tout : la plus grande entreprise porcine du monde propage les pandémies

Le Groupe WH, plus grande entreprise porcine au monde et propriétaire de Smithfield Foods, est au centre de deux pandémies mondiales en cours. Son usine de transformation de viande aux États-Unis, où les travailleurs protestent contre la dangerosité des conditions de travail, est devenue l’un des plus grands clusters de Covid-19 du pays.

Le Groupe WH, plus grande entreprise porcine au monde et propriétaire de Smithfield Foods, est au centre de deux pandémies mondiales en cours. Son usine de transformation de viande aux États-Unis, où les travailleurs protestent contre la dangerosité des conditions de travail, est devenue l’un des plus grands clusters de Covid-19 du pays.