Semences

Le « problème des semences » était à l’origine de GRAIN il y a presque 30 ans et constitue encore pour nous le cœur de notre travail. La biodiversité dans les champs des agriculteurs et agricultrices se dégrade à une vitesse alarmante alors que l’emprise du secteur commercial sur les semences n’a jamais été aussi grande, et ce à travers la promotion des plantes hybrides, en particulier les organismes génétiquement modifiés (OGM), et le phénomène de la concentration des terres. Partout dans le monde, les gouvernements favorisent ou permettent des lois semencières et de propriété intellectuelle restrictives qui donnent un pouvoir exclusif au secteur commercial et empêchent les paysan·nes de conserver, échanger et continuer à développer leurs propres variétés. Mais de la même manière, des mouvements sociaux naissent un peu partout et commencent à défier cette tendance et créer des réseaux pour préserver et utiliser les ressources locales. 

Cette partie du programme permet à GRAIN d’intégrer ce mouvement et de contribuer aux travaux de recherche et d’information ainsi que de lui apporter son soutien et d’aider à créer des capacités.

OGM en Asie : Situation et luttes actuelles

OGM en Asie - Riz OGM contre la malnutrition, tomates pour la relaxation : les nouvelles biotechnologies comme panacée contre les maux de l’humanité, un moyen pour le secteur privé de détourner l’attention, avec la complicité des gouvernements.

OGM en Asie - Riz OGM contre la malnutrition, tomates pour la relaxation : les nouvelles biotechnologies comme panacée contre les maux de l’humanité, un moyen pour le secteur privé de détourner l’attention, avec la complicité des gouvernements.

Ne touchez pas à notre « herbe de buffle » ! Les éleveurs kenyans résistent à la privatisation de leur biodiversité

Les communautés pastorales Maasaï et Kalenjin de la vallée du Rift, au Kenya, sont engagées dans une bataille pour empêcher la privatisation de leur « herbe de buffle » , qu’elles plantent et donnent à manger à leurs animaux depuis des siècles. Si un certificat d’obtention végétale sur lui est accordé, les communautés ne pourront pas le produire ou le commercialiser sans une autorisation et le paiement d’une redevance à une entreprise privée.

Les communautés pastorales Maasaï et Kalenjin de la vallée du Rift, au Kenya, sont engagées dans une bataille pour empêcher la privatisation de leur « herbe de buffle » , qu’elles plantent et donnent à manger à leurs animaux depuis des siècles. Si un certificat d’obtention végétale sur lui est accordé, les communautés ne pourront pas le produire ou le commercialiser sans une autorisation et le paiement d’une redevance à une entreprise privée.

Les accords commerciaux qui imposent l'UPOV : une carte interactive

Une nouvelle carte fondée sur la base de données GRAIN sur les ALE signés au cours des 20 dernières années peut aider à visualiser les pays qui utilisent des accords de libre-échange pour imposer le contrôle des entreprises sur les semences et les pays qui sont menacés par ces accords commerciaux.

Une nouvelle carte fondée sur la base de données GRAIN sur les ALE signés au cours des 20 dernières années peut aider à visualiser les pays qui utilisent des accords de libre-échange pour imposer le contrôle des entreprises sur les semences et les pays qui sont menacés par ces accords commerciaux.

Brochure | UPOV: Hold-up sur les semences

Les paysannes et les paysans du monde entier comprennent ce qui est en jeu avec UPOV. Malgré tout leur pouvoir, les grandes firmes et les gouvernements puissants qui soutiennent les aberrations telles que l’UPOV n’ont pas la tâche facile. La brochure suivante explique plus en détail de quoi nous parlons.

Les paysannes et les paysans du monde entier comprennent ce qui est en jeu avec UPOV. Malgré tout leur pouvoir, les grandes firmes et les gouvernements puissants qui soutiennent les aberrations telles que l’UPOV n’ont pas la tâche facile. La brochure suivante explique plus en détail de quoi nous parlons.

Dessin animé UPOV : Hold-up sur les semences

Pour aider à comprendre l'UPOV, nous vous présentons ce petit dessin animé qui cherche à expliquer simplement pourquoi l'UPOV est un accord qui tente de s'approprier et de privatiser les semences que les peuples du monde ont développées durant des milliers d'années et pourquoi nous devons lui résister et exiger son démantèlement.

Pour aider à comprendre l'UPOV, nous vous présentons ce petit dessin animé qui cherche à expliquer simplement pourquoi l'UPOV est un accord qui tente de s'approprier et de privatiser les semences que les peuples du monde ont développées durant des milliers d'années et pourquoi nous devons lui résister et exiger son démantèlement.

Prendre soin de nos semences

Nous présentons ici une série de brochures qui peuvent nous aider à comprendre le rôle joué par les semences dans notre société planétaire, dans le tissu national de chaque pays, mais surtout dans la vie quotidienne des gens qui, depuis si longtemps, vivent de leur relation à la Nature, en écoutant la Terre. Ces brochures nous aident à comprendre pourquoi certains s'acharnent à établir la propriété intellectuelle et la privatisation des semences au moyen de pactes, de conventions, d'accords, de lois, de standards, de réglementations, d'enregistrements et de certifications.

Nous présentons ici une série de brochures qui peuvent nous aider à comprendre le rôle joué par les semences dans notre société planétaire, dans le tissu national de chaque pays, mais surtout dans la vie quotidienne des gens qui, depuis si longtemps, vivent de leur relation à la Nature, en écoutant la Terre. Ces brochures nous aident à comprendre pourquoi certains s'acharnent à établir la propriété intellectuelle et la privatisation des semences au moyen de pactes, de conventions, d'accords, de lois, de standards, de réglementations, d'enregistrements et de certifications.

Des accords commerciaux qui livrent les semences japonaises aux multinationales

Au Japon, les agriculteurs, la société civile et plusieurs personnes éminentes ont réussi à repousser provisoirement l’amendement de la loi sur la protection des obtentions végétales (Loi de POV), une tentative majeure pour mettre fin à la gestion publique des semences. Mais que cachent ces efforts pour amender la Loi de POV ? Et suffit-il d’empêcher la révision de cette Loi de POV ?

Au Japon, les agriculteurs, la société civile et plusieurs personnes éminentes ont réussi à repousser provisoirement l’amendement de la loi sur la protection des obtentions végétales (Loi de POV), une tentative majeure pour mettre fin à la gestion publique des semences. Mais que cachent ces efforts pour amender la Loi de POV ? Et suffit-il d’empêcher la révision de cette Loi de POV ?

L’Asie sous la menace de l’UPOV 91

Aujourd’hui jusqu’à 80 % de toutes les semences utilisées en Asie proviennent des paysans qui conservent les semences des récoltes précédentes. Les grandes entreprises veulent rendre cette pratique illégale et faire ainsi de l’argent en obligeant les paysans à racheter des semences à chaque saison de plantation.

Aujourd’hui jusqu’à 80 % de toutes les semences utilisées en Asie proviennent des paysans qui conservent les semences des récoltes précédentes. Les grandes entreprises veulent rendre cette pratique illégale et faire ainsi de l’argent en obligeant les paysans à racheter des semences à chaque saison de plantation.

Quel est le problème avec la biofortification ? La bataille pour de véritables solutions à la malnutrition a commencé

GRAIN et amis lancent un appel à l'action ; invitant les groupes de femmes et les organisations paysannes à se pencher sur la question de la biofortification aux niveaux local, régional, national et mondial. Il existe suffisamment d’informations et d’expérience pour justifier un boycott de toutes les cultures et de tous les aliments biofortifiés, ainsi que des demandes d’investissement dans une approche différente de la recherche agronomique basée sur l’agroécologie, la culture locale et la souveraineté alimentaire.

GRAIN et amis lancent un appel à l'action ; invitant les groupes de femmes et les organisations paysannes à se pencher sur la question de la biofortification aux niveaux local, régional, national et mondial. Il existe suffisamment d’informations et d’expérience pour justifier un boycott de toutes les cultures et de tous les aliments biofortifiés, ainsi que des demandes d’investissement dans une approche différente de la recherche agronomique basée sur l’agroécologie, la culture locale et la souveraineté alimentaire.

Cultures biofortifiées ou biodiversité ? La bataille pour de véritables solutions à la malnutrition a commencé

GRAIN s’est intéressé à la situation actuelle de la biofortification en Asie, en Afrique et en Amérique latine, ainsi qu’aux nouvelles critiques issues des points de vue féministes et des mouvements de souveraineté alimentaire. Ce que nous avons pu observer, c’est une pression inquiétante en faveur d’une approche descendante et anti-diversité de l’alimentation et de la santé qui pourrait à terme nuire à la capacité des populations à renforcer leurs systèmes alimentaires locaux.

GRAIN s’est intéressé à la situation actuelle de la biofortification en Asie, en Afrique et en Amérique latine, ainsi qu’aux nouvelles critiques issues des points de vue féministes et des mouvements de souveraineté alimentaire. Ce que nous avons pu observer, c’est une pression inquiétante en faveur d’une approche descendante et anti-diversité de l’alimentation et de la santé qui pourrait à terme nuire à la capacité des populations à renforcer leurs systèmes alimentaires locaux.

Bande dessinée « Semences en résistance »

Nous partageons la bande dessinée Semences en résistance réalisée à partir du dessin animé qui ouvre le documentaire Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? Ce documentaire a été réalisé en 2017 par un collectif d’organisations latinoaméricaines qui œuvrent sur tout le continent à la défense des semences autochtones, paysannes et locales comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples.

Nous partageons la bande dessinée Semences en résistance réalisée à partir du dessin animé qui ouvre le documentaire Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? Ce documentaire a été réalisé en 2017 par un collectif d’organisations latinoaméricaines qui œuvrent sur tout le continent à la défense des semences autochtones, paysannes et locales comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples.

Ne nous laissons pas berner une fois de plus ! Deux décennies de mensonges sur le riz doré

Sur une couverture désormais célèbre du magazine Time en 2000, le riz doré était présenté comme le « riz qui pourrait sauver des millions de vies ». La prévision optimiste selon laquelle le riz génétiquement modifié (GM) serait commercialisé au début des années 2000 était un leurre : 20 ans plus tard, le riz doré n’a pas encore tenu sa promesse messianique, à savoir résoudre le problème de la carence en vitamine A (CVA) chez les enfants des pays pauvres.

Sur une couverture désormais célèbre du magazine Time en 2000, le riz doré était présenté comme le « riz qui pourrait sauver des millions de vies ». La prévision optimiste selon laquelle le riz génétiquement modifié (GM) serait commercialisé au début des années 2000 était un leurre : 20 ans plus tard, le riz doré n’a pas encore tenu sa promesse messianique, à savoir résoudre le problème de la carence en vitamine A (CVA) chez les enfants des pays pauvres.

Les vrais producteurs de semences : Les petits producteurs sauvegardent, utilisent, partagent et améliorent la diversité semencière des cultures qui nourrissent l'Afrique

Le tableau qui nous est souvent présenté est que nous avons besoin de semences industrielles pour nourrir le monde : elles seraient plus efficaces, plus productives et plus prévisibles. Les variétés paysannes développées localement sont décrites comme des plantes arriérées, moins productives et infectées. Mais ceux d'entre nous qui ont les pieds sur terre savent que ce n'est pas la réalité en Afrique. Pour commencer avec un fait qui donne à réfléchir : la grande majorité de la nourriture produite sur le continent provient des semences d’agriculteurs locaux (selon certaines études, 80%). Si ces semences sont si « arriérées », qu'est-ce qui pousse les agriculteurs à continuer de les conserver et de les semer ? Quels avantages en tirent-ils ? Quels défis rencontrent-ils dans cet effort ? Comment doivent-ils être soutenus pour qu'ils puissent faire leur travail plus efficacement ? AFSA et GRAIN ont décidé d’en savoir plus. Nous travaillons avec de nombreuses organisations partenaires à travers le continent, dont beaucoup sont impliquées dans des activités locales sur la diversité des semences. L'AFSA ainsi que de nombreuses autres organisations de la société civile (OSC) sur le continent ont adopté le terme « systèmes de semences paysannes (FMSS) » pour reconnaître ces pratiques qui ont été considérées par plusieurs parties comme « informelles ».

Le tableau qui nous est souvent présenté est que nous avons besoin de semences industrielles pour nourrir le monde : elles seraient plus efficaces, plus productives et plus prévisibles. Les variétés paysannes développées localement sont décrites comme des plantes arriérées, moins productives et infectées. Mais ceux d'entre nous qui ont les pieds sur terre savent que ce n'est pas la réalité en Afrique. Pour commencer avec un fait qui donne à réfléchir : la grande majorité de la nourriture produite sur le continent provient des semences d’agriculteurs locaux (selon certaines études, 80%). Si ces semences sont si « arriérées », qu'est-ce qui pousse les agriculteurs à continuer de les conserver et de les semer ? Quels avantages en tirent-ils ? Quels défis rencontrent-ils dans cet effort ? Comment doivent-ils être soutenus pour qu'ils puissent faire leur travail plus efficacement ? AFSA et GRAIN ont décidé d’en savoir plus. Nous travaillons avec de nombreuses organisations partenaires à travers le continent, dont beaucoup sont impliquées dans des activités locales sur la diversité des semences. L'AFSA ainsi que de nombreuses autres organisations de la société civile (OSC) sur le continent ont adopté le terme « systèmes de semences paysannes (FMSS) » pour reconnaître ces pratiques qui ont été considérées par plusieurs parties comme « informelles ».

Semences en résistance

« Semences en résistance » est une animation développée dans le cadre du documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? », réalisé en 2017 par un collectif d'organisations latino-américaines qui œuvrent, à l’échelle de tout le continent, à la défense des semences indigènes comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples.  

« Semences en résistance » est une animation développée dans le cadre du documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? », réalisé en 2017 par un collectif d'organisations latino-américaines qui œuvrent, à l’échelle de tout le continent, à la défense des semences indigènes comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples.