Entreprises

L’objectif principal de GRAIN est d’aider les mouvements sociaux à travers le monde à résister contre l’emprise croissante des entreprises sur la production, les marchés et le commerce alimentaires. Nous enquêtons sur la manière dont les entreprises (y compris l’industrie agroalimentaire, de grande distribution et de la finance) évincent des millions de petits producteurs et les accords commerciaux et d’investissement imposent les conditions légales pour y parvenir. 

Outre notre travail d’information, nous soutenons également nos partenaires et les mouvements populaires dans leurs efforts visant à améliorer les stratégies, la coopération et l’action populaire pour contester le pouvoir des grandes entreprises et développer avec eux les capacités nécessaires pour atteindre cet objectif.

Les liens offshore entre ADM et Wilmar, le grand maître du crime environnemental

Les « Panama Papers » ont réussi à attirer l’attention du monde entier sur les paradis fiscaux. Si les premières histoires concernaient surtout les hommes politiques, les regards se tournent tout doucement vers les grandes entreprises, qui sont de loin les plus grands utilisateurs des paradis fiscaux. Il semblerait qu’à elles seules, les 50 plus grosses entreprises américaines aient caché près de 1 400 milliards de dollars US dans ces paradis. Des entreprises alimentaires comme Archer Daniel Midlands (ADM) et Wilmar exploitent très largement les structures offshore.

Les « Panama Papers » ont réussi à attirer l’attention du monde entier sur les paradis fiscaux. Si les premières histoires concernaient surtout les hommes politiques, les regards se tournent tout doucement vers les grandes entreprises, qui sont de loin les plus grands utilisateurs des paradis fiscaux. Il semblerait qu’à elles seules, les 50 plus grosses entreprises américaines aient caché près de 1 400 milliards de dollars US dans ces paradis. Des entreprises alimentaires comme Archer Daniel Midlands (ADM) et Wilmar exploitent très largement les structures offshore.

Un nouveau méga-traité dans les cartons. RCEP : quelles répercussions pour les semences paysannes en Asie ?

En février 2016, le Partenariat transpacifique (TPP), un nouveau traité commercial controversé qui s'applique à 12 pays de la région Asie-Pacifique, a été signé en Nouvelle-Zélande (Aotearoa). Fruit d'un processus initié par les États-Unis, l'accord vise à stimuler le commerce et l'investissement au sein d'un groupe restreint de pays (dont la Chine ne fait pas partie). Le TPP aura un impact majeur sur l'accès des agriculteurs aux semences et leur contrôle sur celles-ci. Mais un autre « méga » accord commercial fait clandestinement son chemin en Asie : le Partenariat économique global régional (RCEP). Dans ce rapport, GRAIN cherche à savoir quelles pourraient être les conséquences du RCEP pour les semences paysannes de la région, dans le contexte du TPP qui vient d'être signé.

En février 2016, le Partenariat transpacifique (TPP), un nouveau traité commercial controversé qui s'applique à 12 pays de la région Asie-Pacifique, a été signé en Nouvelle-Zélande (Aotearoa). Fruit d'un processus initié par les États-Unis, l'accord vise à stimuler le commerce et l'investissement au sein d'un groupe restreint de pays (dont la Chine ne fait pas partie). Le TPP aura un impact majeur sur l'accès des agriculteurs aux semences et leur contrôle sur celles-ci. Mais un autre « méga » accord commercial fait clandestinement son chemin en Asie : le Partenariat économique global régional (RCEP). Dans ce rapport, GRAIN cherche à savoir quelles pourraient être les conséquences du RCEP pour les semences paysannes de la région, dans le contexte du TPP qui vient d'être signé.

L'avenir de l'alimentation mondiale sous l’emprise des multinationales aux Nations unies

Juste au moment où les entreprises de biotechnologie qui fabriquent les semences transgéniques renforcent leur contrôle du commerce mondial, la FAO leur offre une tribune pour appuyer leur vision. A l’ouverture aujourd’hui du symposium international de trois jours sur les biotechnologies agricoles organisé par la FAO (organisations des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) à Rome, plus de 100 organisations de la société civile et du mouvement social de quatre continents ont publié une déclaration qui dénonce à la fois la substance et la structure de la réunion, qui semble être une nouvelle tentative des multinationales agroalimentaires de diriger les politiques de l’agence des Nations unies vers le soutien aux cultures et au bétail génétiquement modifiés.

Juste au moment où les entreprises de biotechnologie qui fabriquent les semences transgéniques renforcent leur contrôle du commerce mondial, la FAO leur offre une tribune pour appuyer leur vision. A l’ouverture aujourd’hui du symposium international de trois jours sur les biotechnologies agricoles organisé par la FAO (organisations des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) à Rome, plus de 100 organisations de la société civile et du mouvement social de quatre continents ont publié une déclaration qui dénonce à la fois la substance et la structure de la réunion, qui semble être une nouvelle tentative des multinationales agroalimentaires de diriger les politiques de l’agence des Nations unies vers le soutien aux cultures et au bétail génétiquement modifiés.

Fonds de pension étrangers et accaparement des terres au Brésil

Une société new-yorkaise chargée de la gestion de l'épargne-retraite des travailleurs en Suède, aux États-Unis et au Canada se soustrait aux lois brésiliennes sur les investissements étrangers pour acquérir des terres agricoles auprès d'un homme d'affaires accusé d'expulser des communautés locales par la violence

Une société new-yorkaise chargée de la gestion de l'épargne-retraite des travailleurs en Suède, aux États-Unis et au Canada se soustrait aux lois brésiliennes sur les investissements étrangers pour acquérir des terres agricoles auprès d'un homme d'affaires accusé d'expulser des communautés locales par la violence

À “l’avant-garde” du nouveau programme de sécurité alimentaire chinois, les grandes entreprises remplacent les paysans

La sécurité alimentaire a toujours été une des grandes priorités des dirigeants chinois. Jusqu’à une date récente, cela signifiait que la production alimentaire chinoise était suffisante pour nourrir toute la population et cette tâche incombait principalement aux petits paysans chinois. Au cours des vingt dernières années toutefois, le gouvernement a accepté des accords commerciaux qui obligent la Chine à importer des denrées alimentaires et mis en place des mesures favorisant le développement des grandes exploitations et d’énormes entreprises alimentaires et agroindustrielles.  

La sécurité alimentaire a toujours été une des grandes priorités des dirigeants chinois. Jusqu’à une date récente, cela signifiait que la production alimentaire chinoise était suffisante pour nourrir toute la population et cette tâche incombait principalement aux petits paysans chinois. Au cours des vingt dernières années toutefois, le gouvernement a accepté des accords commerciaux qui obligent la Chine à importer des denrées alimentaires et mis en place des mesures favorisant le développement des grandes exploitations et d’énormes entreprises alimentaires et agroindustrielles.  

Ces accords commerciaux qui dopent le changement climatique : le facteur alimentaire

Les négociations sur le climat, qui auront lieu à Paris en décembre prochain, sont considérées comme la dernière chance pour les gouvernements du monde de s'engager sur des objectifs contraignants qui pourraient arrêter notre marche vers la catastrophe. Mais pendant le compte à rebours des négociations de Paris, beaucoup de ces mêmes gouvernements ont signé ou sont en train de faire pression pour conclure toute une série d'accords de commerce et d'investissement ambitieux qui préempterait toutes les mesures que ces pays pourraient prendre face au changement climatique

Les négociations sur le climat, qui auront lieu à Paris en décembre prochain, sont considérées comme la dernière chance pour les gouvernements du monde de s'engager sur des objectifs contraignants qui pourraient arrêter notre marche vers la catastrophe. Mais pendant le compte à rebours des négociations de Paris, beaucoup de ces mêmes gouvernements ont signé ou sont en train de faire pression pour conclure toute une série d'accords de commerce et d'investissement ambitieux qui préempterait toutes les mesures que ces pays pourraient prendre face au changement climatique

Agro-colonialisme au Congo : la finance de développement européenne et américaine alimente une nouvelle phase de colonialisme en RDC

Comment expliquer alors que plusieurs des principales IFD mondiales soient propriétaires de Feronia Inc., une entreprise agroalimentaire canadienne dont des communautés de République démocratique du Congo (RDC) affirment qu’elle occupe leurs terres de manière illégale, qu’elle les soumet à des conditions de travail terribles dans les plantations et les laisse sans ressources ?

Comment expliquer alors que plusieurs des principales IFD mondiales soient propriétaires de Feronia Inc., une entreprise agroalimentaire canadienne dont des communautés de République démocratique du Congo (RDC) affirment qu’elle occupe leurs terres de manière illégale, qu’elle les soumet à des conditions de travail terribles dans les plantations et les laisse sans ressources ?

Quand les lois privent les paysans de leurs terres : la réforme agraire à rebours de l’Asie

Les changements législatifs qui se propagent à travers l'Asie menacent de déplacer des millions de familles paysannes, de mettre à mal les systèmes alimentaires et d'exacerber les conflits fonciers. Le continent fait face à une réforme agraire à rebours.

Les changements législatifs qui se propagent à travers l'Asie menacent de déplacer des millions de familles paysannes, de mettre à mal les systèmes alimentaires et d'exacerber les conflits fonciers. Le continent fait face à une réforme agraire à rebours.

Réformes structurelles, accords de libre-échange et guerre contre la subsistance

Au cours de vingt ateliers, cinq préaudiences, une audience finale et une audience complémentaire de la section mexicaine du TPP, plusieurs communautés et organisations ont méthodiquement relevé le caractère généralisé et systématique de l’attaque contre la paysannerie et la production indépendante d’aliments. Le présent texte présente le cas mexicain pour que d’autres pays du monde voient de première main les effets de la subordination implicite dans les accords de libre-échange.

Au cours de vingt ateliers, cinq préaudiences, une audience finale et une audience complémentaire de la section mexicaine du TPP, plusieurs communautés et organisations ont méthodiquement relevé le caractère généralisé et systématique de l’attaque contre la paysannerie et la production indépendante d’aliments. Le présent texte présente le cas mexicain pour que d’autres pays du monde voient de première main les effets de la subordination implicite dans les accords de libre-échange.

Dominion Farms accapare des terres au Nigeria

Des agriculteurs de l'État de Taraba refusent de céder leurs terres à un énorme projet de riziculture soutenu par le G8

Des agriculteurs de l'État de Taraba refusent de céder leurs terres à un énorme projet de riziculture soutenu par le G8

Il faut défendre le lait populaire en Inde

Le réseau dynamique des petits producteurs et des coopératives laitières dont est fait presque tout le secteur laitier indien est un modèle à suivre. Mais ce modèle est aujourd’hui menacé par les accords de libre-échange et la libéralisation des politiques d’investissement.  

Le réseau dynamique des petits producteurs et des coopératives laitières dont est fait presque tout le secteur laitier indien est un modèle à suivre. Mais ce modèle est aujourd’hui menacé par les accords de libre-échange et la libéralisation des politiques d’investissement.  

Qui nourrira la Chine : L’agrobusiness ou les paysans chinois ? Les décisions de Beijing ont des répercussions mondiales

La Chine est actuellement le plus grand marché alimentaire du monde. Ce que mangent les Chinois a des répercussions mondiales, parce que les pratiques de production de la nourriture et sa provenance ont un impact de plus en plus global. Quand la Chine commencé, vers la fin des années 1990, à importer du soja comme fourrage pour soutenir l’expansion de ses fermes industrielles, elle a déclenché dans l’agriculture l’un des changements les plus dramatiques que la Chine et l’Amérique latine aient jamais connu. Aujourd’hui Beijing s’engage sur la même voie avec le maïs, l’autre grande source de fourrage du pays, et les multinationales et les entreprises chinoises se précipitent pour développer et contrôler les centres d’approvisionnement de ce marché potentiellement gigantesque. Les retombées se font déjà sentir dans le monde entier : exode rural en Chine, accaparement des terres en Afrique, inflation alimentaire à Shanghai découlant de la sécheresse aux Etats-Unis. La Chine peut et doit changer de route en soutenant un système d’élevage à petite échelle qui s’appuie sur les ressources locales, plutôt que la production industrielle de viande.

La Chine est actuellement le plus grand marché alimentaire du monde. Ce que mangent les Chinois a des répercussions mondiales, parce que les pratiques de production de la nourriture et sa provenance ont un impact de plus en plus global. Quand la Chine commencé, vers la fin des années 1990, à importer du soja comme fourrage pour soutenir l’expansion de ses fermes industrielles, elle a déclenché dans l’agriculture l’un des changements les plus dramatiques que la Chine et l’Amérique latine aient jamais connu. Aujourd’hui Beijing s’engage sur la même voie avec le maïs, l’autre grande source de fourrage du pays, et les multinationales et les entreprises chinoises se précipitent pour développer et contrôler les centres d’approvisionnement de ce marché potentiellement gigantesque. Les retombées se font déjà sentir dans le monde entier : exode rural en Chine, accaparement des terres en Afrique, inflation alimentaire à Shanghai découlant de la sécheresse aux Etats-Unis. La Chine peut et doit changer de route en soutenant un système d’élevage à petite échelle qui s’appuie sur les ressources locales, plutôt que la production industrielle de viande.

La grande arnaque du lait : Comment l'agrobusiness vole aux pauvres leurs moyens de subsistance et un aliment vital

Le lait prend actuellement une importance toujours plus grande dans les moyens de subsistance et la santé des populations pauvres dans le monde. La plupart des marchés de produits laitiers utilisés par les pauvres sont assurés par des petits vendeurs qui collectent le lait auprès d’agriculteurs qui ne possèdent que quelques animaux laitiers. Mais de tels systèmes de « lait populaire » sont en concurrence directe avec les ambitions de grandes entreprises laitières comme Nestlé et d’un nombre croissant d'autres acteurs fortunés qui veulent prendre le contrôle de la totalité de la filière laitière dans le Sud, depuis les fermes jusqu’aux marchés. Une bataille sur les produits laitiers est en cours, qui exerce une influence profonde sur l'orientation du système alimentaire mondial et la vie des populations.

Le lait prend actuellement une importance toujours plus grande dans les moyens de subsistance et la santé des populations pauvres dans le monde. La plupart des marchés de produits laitiers utilisés par les pauvres sont assurés par des petits vendeurs qui collectent le lait auprès d’agriculteurs qui ne possèdent que quelques animaux laitiers. Mais de tels systèmes de « lait populaire » sont en concurrence directe avec les ambitions de grandes entreprises laitières comme Nestlé et d’un nombre croissant d'autres acteurs fortunés qui veulent prendre le contrôle de la totalité de la filière laitière dans le Sud, depuis les fermes jusqu’aux marchés. Une bataille sur les produits laitiers est en cours, qui exerce une influence profonde sur l'orientation du système alimentaire mondial et la vie des populations.

À qui profite la sécurité sanitaire des aliments ? Les profits des entreprises contre la santé des populations

Aux États-Unis, 200 000 kilos de viande contaminée par une bactérie mortelle résistante aux antibiotiques ont été servis aux enfants des écoles avant que le deuxième conditionneur de viande du pays n'émette un rappel en 2009. En Chine, un an plus tôt, six bébés sont décédés et 300 000 autres ont été gravement malades des reins lorsque l'un des plus grands producteurs laitiers du pays a sciemment permis la présence d’un produit chimique industriel dans le lait qu’il fournissait. Partout dans le monde, des gens sont contaminés par leur alimentation et en meurent, à un niveau jamais atteint auparavant. Les gouvernements et les grandes entreprises réagissent en élaborant toutes sortes de règles et de réglementations, mais beaucoup n’ont rien à voir avec la santé publique.  Les accords commerciaux, les lois et les normes privées utilisées pour imposer leur version de la « sécurité sanitaire des aliments » ne fait que renforcer les systèmes alimentaires des entreprises qui nous rendent malades et détruire ceux qui permettent vraiment de nourrir les populations en prenant garde à leur sûreté, ceux qui sont fondés sur la biodiversité, les savoirs traditionnels et les marchés locaux.  Les populations résistent, que ce soit au travers de mouvements contre les OGM au Bénin ou contre la viande de « vache folle » en Corée, ou de campagnes pour défendre les vendeurs à la sauvette en Inde ou le lait cru en Colombie. La question de savoir qui définit la « sécurité sanitaire des aliments » est de plus en plus au cœur de la lutte pour l'avenir de l'alimentation et de l'agriculture. Cliquez ici pour lire l'aperçu

Aux États-Unis, 200 000 kilos de viande contaminée par une bactérie mortelle résistante aux antibiotiques ont été servis aux enfants des écoles avant que le deuxième conditionneur de viande du pays n'émette un rappel en 2009. En Chine, un an plus tôt, six bébés sont décédés et 300 000 autres ont été gravement malades des reins lorsque l'un des plus grands producteurs laitiers du pays a sciemment permis la présence d’un produit chimique industriel dans le lait qu’il fournissait. Partout dans le monde, des gens sont contaminés par leur alimentation et en meurent, à un niveau jamais atteint auparavant. Les gouvernements et les grandes entreprises réagissent en élaborant toutes sortes de règles et de réglementations, mais beaucoup n’ont rien à voir avec la santé publique.  Les accords commerciaux, les lois et les normes privées utilisées pour imposer leur version de la « sécurité sanitaire des aliments » ne fait que renforcer les systèmes alimentaires des entreprises qui nous rendent malades et détruire ceux qui permettent vraiment de nourrir les populations en prenant garde à leur sûreté, ceux qui sont fondés sur la biodiversité, les savoirs traditionnels et les marchés locaux.  Les populations résistent, que ce soit au travers de mouvements contre les OGM au Bénin ou contre la viande de « vache folle » en Corée, ou de campagnes pour défendre les vendeurs à la sauvette en Inde ou le lait cru en Colombie. La question de savoir qui définit la « sécurité sanitaire des aliments » est de plus en plus au cœur de la lutte pour l'avenir de l'alimentation et de l'agriculture. Cliquez ici pour lire l'aperçu

Une nouvelle offensive dans le monde de la viande industrielle : les multinationales du Sud

De nos jours, les pays du Sud consomment apparemment de plus en plus de viande. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), la consommation de viande par habitant dans les pays en développement a doublé entre 1980 et 2005, et la consommation d’œufs y a été multipliée par trois. Comment expliquer cette évolution ? Pour certains, le facteur majeur a été l’augmentation des revenus en Asie, mais cela peut difficilement justifier une hausse aussi énorme. La raison principale est plutôt à chercher du côté de l’approvisionnement. Les entreprises de l’agrobusiness, soutenues pas de fortes subventions et par les gouvernements, ont réussi, au cours des dernières décennies, à pousser la production mondiale de viande à des niveaux inouïs, provoquant des conséquences dévastatrices pour les animaux, les personnes et l’environnement. Une grande partie de cette production industrielle se fait désormais dans les pays du Sud, où une nouvelle génération de compagnies transnationales (TNC), originaires de ces pays, s’allient avec les firmes plus anciennes des pays du Nord, pour imposer “le dieu viande” d’un bout à l’autre de la planète.

De nos jours, les pays du Sud consomment apparemment de plus en plus de viande. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), la consommation de viande par habitant dans les pays en développement a doublé entre 1980 et 2005, et la consommation d’œufs y a été multipliée par trois. Comment expliquer cette évolution ? Pour certains, le facteur majeur a été l’augmentation des revenus en Asie, mais cela peut difficilement justifier une hausse aussi énorme. La raison principale est plutôt à chercher du côté de l’approvisionnement. Les entreprises de l’agrobusiness, soutenues pas de fortes subventions et par les gouvernements, ont réussi, au cours des dernières décennies, à pousser la production mondiale de viande à des niveaux inouïs, provoquant des conséquences dévastatrices pour les animaux, les personnes et l’environnement. Une grande partie de cette production industrielle se fait désormais dans les pays du Sud, où une nouvelle génération de compagnies transnationales (TNC), originaires de ces pays, s’allient avec les firmes plus anciennes des pays du Nord, pour imposer “le dieu viande” d’un bout à l’autre de la planète.