Il y a vingt ans, le monde était confronté à une flambée des prix du pétrole. À mesure que le coût des carburants augmentait, les coûts de production et de distribution alimentaire suivaient la même tendance. Cette dynamique a conduit à une crise mondiale des prix alimentaires qui a bouleversé la vie de centaines de millions de personnes[1].Aujourd'hui, en 2026, un scénario similaire se dessine. La guerre menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran a provoqué une hausse massive des prix des combustibles fossiles. Ce conflit se déroulant dans le golfe Persique, les approvisionnements en carburant provenant de l’une des plus importantes régions productrices de pétrole et de gaz de la planète ont été totalement interrompus. Les carburants et les engrais utilisés pour la production alimentaire sont tous deux fortement touchés. De l’Inde au Brésil, les communautés agricoles sont contraintes de réduire leurs surfaces cultivées ou de limiter leur recours aux engrais, faisant craindre de graves répercussions dans les mois à venir[2]. Mais déjà, les prix des denrées alimentaires s’envolent dans de nombreux pays sous l’effet de la hausse des coûts de transport, de cuisson et d’emballage. En Tanzanie, par exemple, les prix ont augmenté en avril de 20 % pour l’huile de cuisson, de 17 % pour les pommes de terre, de 50 % pour les bananes vertes, de 20 % pour le pain et de 18 % pour les oignons[3]. Le pire est encore à venir : dans quelques mois, les réductions actuelles de superficies emblavées ou d’engrais utilisés se traduiront par une baisse des récoltes. La situation sera particulièrement grave pour les cultures comme le riz, le maïs et le blé, qui ont été sélectionnées au fil de décennies de programmes de sélection végétale inspirés de la Révolution verte pour dépendre fortement des engrais chimiques.Les parallèles entre la crise alimentaire qui se profile et celle d’il y a vingt ans sont encore plus nombreux. Lors de la précédente crise, les effets des prix élevés de l’énergie avaient été fortement amplifiés par des phénomènes météorologiques extrêmes, notamment des inondations et des sécheresses. Aujourd’hui, le monde se prépare à affronter l’arrivée d’un épisode El Niño « Godzilla », susceptible de provoquer de graves sécheresses et inondations d’ici la fin de cette année et l’année prochaine. En 2008, les spéculateurs financiers et les entreprises qui dominaient les secteurs des semences, des engrais, du commerce des matières premières et de la grande distribution ont utilisé leur pouvoir pour engranger des profits colossaux tout en répercutant les coûts sur les communautés agricoles et les ménages[4]. Aujourd’hui, la concentration des entreprises et la financiarisation du système alimentaire ont atteint des niveaux encore plus extrêmes[5]. En France, par exemple, les principales chaînes de supermarchés sont accusées par le Parlement d’empocher 40 centimes sur chaque euro consacré aux achats alimentaires, entre autres pratiques abusives. Dans ce contexte, des gouvernements, du Royaume-Uni à l’Équateur, étudient des moyens de plafonner ou de contrôler les prix des denrées alimentaires essentielles[6].La production de biocarburants à partir de cultures vivrières connaît également un nouvel essor comme alternative au pétrole, devenu cher et difficile d’accès. Les biocarburants avaient joué un rôle important dans la crise alimentaire il y a vingt ans, et la hausse actuelle de leur production contribue déjà à l’augmentation des prix de cultures comme le maïs et le palmier à huile, utilisées dans leur fabrication[7].Des transformations fondamentalesMais il existe aussi des différences très importantes entre ces deux périodes de crise.La première est que la situation actuelle est la conséquence directe de la guerre et de l’agression impérialiste : l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Dans les deux cas, les décisions d’une poignée d’hommes blancs infligent de la douleur et de la souffrance non seulement aux pays visés, mais aussi aux communautés du monde entier.D’autres dommages sont inévitables. Même s’il reposait sur une architecture néolibérale, le dogme de la croissance économique et des institutions internationales inutiles (toutes conçues pour faciliter les profits des entreprises), l’ordre international de la fin du XXe siècle apportait néanmoins une certaine stabilité. En conséquence, les populations ont pu se déplacer plus librement et les classes moyennes se sont développées. Cet ordre a été relégué aux oubliettes de l’histoire, et nous sommes entrés dans une époque marquée par une rivalité brutale pour les ressources et par l’intimidation pure et simple, où la violence armée constitue le principal instrument de pouvoir. Les citoyen·nes lambda voient leur liberté de mouvement de plus en plus restreinte, et la classe moyenne est en train de se réduire comme peau de chagrin.Cette évolution exerce une influence considérable et déterminante sur le système alimentaire mondial[8]. Les guerres et les méthodes brutales mises en œuvre par les régimes autoritaires actuels aggravent la faim. Les foyers actuels de la crise se trouvent en Palestine, au Soudan, en République démocratique du Congo, au Liban, en Haïti, au Mali, au Yémen, au Myanmar et à Cuba, où sanctions, blocus et autres formes de privation sont en vigueur. La guerre accélère l’effondrement écologique, accentuant encore la pression sur la production alimentaire mondiale et générant, à son tour, davantage de conflits violents. Plus qu’une simple victime collatérale de la guerre, l’alimentation est devenue une arme de guerre : elle est bloquée ou détruite pour punir collectivement les populations et faciliter l’accaparement de leurs terres, de leurs cours d’eau ou de leurs zones de pêche[9].En réaction, les États évoquent de plus en plus souvent la sécurité alimentaire, voire la souveraineté alimentaire. Ce qu’ils entendent par-là, c’est leur capacité à nourrir leurs populations et à prévenir des émeutes susceptibles de menacer leur pouvoir. Dans le cas des États du Golfe, cela peut signifier la mise en place de chaînes d’approvisionnement à l’étranger (contrôlées de A à Z par leurs entreprises, c’est-à-dire de la ferme au supermarché), garantissant des approvisionnements suffisants en temps de guerre ou de crise. Cela peut aussi signifier, comme dans le cas de l’Égypte et de l’Indonésie, le recours à l’armée pour expulser des communautés de leurs terres afin d’y développer d’immenses projets agricoles avec des entreprises privées pour y pratiquer des cultures de base comme le blé, le riz ou le sucre[10]. En mai dernier, l’UE a annoncé ses projets de constitution de réserves stratégiques d’engrais, tandis que le Maroc prévoit de construire une réserve céréalière géante capable de couvrir six mois d’approvisionnement. Les initiatives étatiques de ce type se multiplient.Une autre différence majeure par rapport à la situation d’il y a vingt ans est que le monde est incontestablement devenu plus inégalitaire[11]. Le coût de la vie augmente (alimentation, logement, transport, électricité, vêtements, médicaments), mais les revenus réels des populations, eux, ne suivent pas. Les plus riches voient leur fortune exploser, portée en particulier par les marchés financiers et le secteur technologique. La vie des travailleurs et travailleuses, en particulier celles et ceux qui produisent, transforment et acheminent notre alimentation, devient de plus en plus difficile. Les salaires réels diminuent, les emplois sont plus précaires, le changement climatique et l’intensification de la production rendent le travail agricole et la transformation alimentaire plus dangereux, et beaucoup ne bénéficient d’aucune protection ni d’aucun avantage social. Cela signifie que les populations de la plupart des régions du monde sont aujourd’hui plus vulnérables aux flambées des prix alimentaires qu’elles ne l’étaient il y a 20 ans. En Inde, par exemple, des ouvriers et ouvrières d’usine quittent leur emploi mal rémunéré et retournent dans leurs familles à la campagne faute de pouvoir faire face à la hausse du prix de l’énergie pour la cuisson[12].Les grandes entreprises qui dominent les différents maillons des chaînes d’approvisionnement de la production et de la distribution alimentaires s’adaptent à ce contexte changeant tout en conservant leur pouvoir. Elles ont réalisé des profits exceptionnels lors de la flambée des prix et des perturbations de l’approvisionnement en 2022, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et aucune loi ni réglementation ne les empêche de recommencer[13]. Comme l’a souligné Raj Patel, un oligopole (le contrôle d’un marché par quelques entreprises) constitue en soi un point de blocage[14]. Quand près d’un dollar sur quatre dépensé pour l’alimentation aux États-Unis finit dans les caisses de Walmart, le pouvoir de l’entreprise est considérable[15].Mais il ne sera pas si facile pour les entreprises d’augmenter purement et simplement leurs marges cette fois-ci, compte tenu des difficultés financières auxquelles les gens sont déjà confrontés partout dans le monde. Elles pourraient plutôt chercher à réduire les coûts, c’est-à-dire recourir à des ingrédients moins chers, procéder à des licenciements ou réduire les salaires. Elles transféreraient ainsi le poids de la crise sur les producteurs et productrices alimentaires, les travailleurs et les travailleuses et la santé des populations.La géopolitique s’immisce dans l’alimentationLe système alimentaire industriel, qui domine une partie de notre approvisionnement alimentaire, est intrinsèquement lié à la géopolitique. Certains géants du négoce des matières premières agricoles, comme COFCO en Chine ou SALIC en Arabie saoudite, sont explicitement liés aux agendas politiques de leurs pays d’origine. La stratégie actuelle de « sécurité alimentaire » des Émirats arabes unis a notamment amené à une prise de participation importante de Louis Dreyfus, l’un des cinq principaux négociants de matières premières agricoles au niveau mondial, à condition que l’entreprise approvisionne en priorité les Émirats en cas de besoin[16]. Lorsque les tensions s’exacerbent, les entreprises agroalimentaires étasuniennes, européennes et japonaises se rangent elles aussi derrière leurs gouvernements. Le système alimentaire mondial géré et contrôlé par les entreprises (au moyen de réglementations adaptées à leurs besoins ainsi que d’accords de libre-échange et d’investissement) s’apparente surtout à un système d’approvisionnement destiné aux populations les plus riches de la planète. Avec les guerres et le changement climatique qui rendent beaucoup plus probables les pénuries de denrées alimentaires et d’intrants agricoles essentiels au niveau mondial (comme les engrais), cette situation est potentiellement catastrophique pour la majorité de l’humanité.La concentration des terres agricoles s’est considérablement aggravée au cours des deux dernières décennies. Les crises alimentaire et financière de 2008 ont déclenché une ruée vers l’acquisition de terres agricoles, au cours de laquelle des entreprises et des investisseurs financiers se sont emparés de plus de 30 millions d’hectares en l’espace de dix ans[17]. Aujourd’hui, 1 % des plus grandes exploitations agricoles du monde contrôlent 70 % des terres agricoles de la planète[18]. Les terres agricoles sont désormais un actif financier, et les décisions relatives à leur utilisation sont de plus en plus prises par de lointains acteurs financiers, totalement déconnectés des besoins des communautés locales. D’autres segments du système alimentaire, notamment le négoce, se sont davantage financiarisés, ce qui rend la production et la distribution alimentaires extrêmement vulnérables aux évolutions des marchés financiers[19].Des idées audacieuses, de grandes coalitionsLes prix des produits alimentaires ne vont pas baisser tout simplement lorsque les navires recommenceront à traverser le détroit d’Ormuz. Les coûts et les conséquences sont déjà intégrés dans les marchés et les prévisions. Nous vivons une période marquée par des dynamiques impériales de captation du pouvoir, liées à la crise climatique et à l’explosion des inégalités. Cela signifie que, même si leur intensité et leur répartition géographique peuvent varier, en l’absence d’une transformation profonde, les crises alimentaires sont vouées à devenir une situation permanente.Une telle transformation exige de vastes coalitions fondées sur des objectifs communs[20].Les actions les plus fondamentales et les plus urgentes sont celles qui visent à mettre fin aux guerres et aux agressions impérialistes, tout en combattant le racisme intérieur et la montée des idéologies réactionnaires et d’extrême droite. Comment ? Il n’y a pas de solution miracle. Nous devons travailler ensemble pour construire des alliances plus larges et renforcer nos capacités. Cela implique non seulement de participer aux actions de solidarité, mais aussi de trouver des moyens de s’ancrer dans les réalités quotidiennes des populations et de transformer les dynamiques qui les poussent dans les bras de l’extrême droite.Sur le plan de l’action publique, les populations peuvent exiger des mesures visant à empêcher les profits excessifs des entreprises, telles que le contrôle des prix, la constitution de réserves alimentaires stratégiques et l’imposition des milliardaires (bientôt billionnaires) afin de redistribuer les ressources et financer les services publics. Ces initiatives se multiplient dans de nombreux pays et nécessitent un large soutien politique[21].Nous devons également renforcer les programmes visant à garantir un accès égal à une alimentation saine et sûre. Les initiatives du maire Zohran Mamdani à New York pour créer des épiceries publiques, ainsi que les systèmes de sécurité sociale alimentaire expérimentés dans plusieurs pays européens, en sont de bons exemples[22]. Mais ces initiatives ne doivent pas prendre la forme de grande projets étatiques imposés d’en haut, comme ceux que met en œuvre le président Prabowo en Indonésie[23]. Elles doivent être portées par les personnes qui produisent et travaillent dans l’alimentation et sont présentes sur le terrain. Nous devons développer l’investissement public, sans les multinationales.La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a, une fois de plus, révélé de manière criante la dépendance excessive de notre système alimentaire aux combustibles fossiles et sa vulnérabilité aux agressions impérialistes. Si l’on y ajoute la crise climatique, il apparaît clairement que nous devons rompre d’urgence avec cette dépendance et construire des systèmes alimentaires biodiversifiés, beaucoup moins tributaires des combustibles fossiles[24]. Cet objectif peut constituer un point de convergence entre différents mouvements sociaux, mais seulement s’il s’inscrit dans la construction d’économies fondées sur la solidarité et l’équité.Quand l’Iran nourrit les Émirats arabes unis : une ironie géopolitiquePeu après le début de la guerre contre l’Iran, Téhéran a riposté en lançant une salve de missiles et de drones contre des intérêts étasuniens aux Émirats arabes unis, de l’autre côté du golfe Persique. La population des Émirats a, à juste titre, été prise de panique. Mais ce qui est peut-être passé inaperçu, c’est à quel point elle était devenue dépendante des agriculteurs et agricultrices iranien·nes pour s’alimenter au quotidien. Comme l’avait rapporté The Economist un an plus tôt, un vaste réseau de « contrebande » (selon le régime de sanctions imposé par les États-Unis) s’était développé pour acheminer vers les Émirats des concombres, des aubergines, des champignons, de la laitue, des tomates, du céleri et d’autres produits iraniens[25]. Ces produits étaient dissimulés dans des caisses et cachés à bord de navires qui effectuaient régulièrement la traversée de deux heures via Sharjah. Une fois arrivés aux Émirats, ils poursuivaient leur route vers les villes et les supermarchés du pays grâce à un système de paiement sans le moindre échange monétaire : des biens, comme des appareils électroménagers, étaient troqués en échange et renvoyés vers l’Iran.Selon The Economist, ce marché a prospéré car les élites qui contrôlent la logistique du système alimentaire des États du Golfe ont fermé les yeux. Avant le début des attaques, 36 000 petites exploitations iraniennes fournissaient 90 % des choux-fleurs, tomates et pastèques importés par les EAU !Comble de l’ironie : certaines de ces exploitations utilisaient du matériel d’irrigation importé d’Israël via l’Europe.Photo: maïs détruit par la sécheresse. iStock[1]GRAIN, « Main basse sur les terres agricoles en pleine crise alimentaire et financière », octobre 2008, https://grain.org/fr/article/140[2] Ed White, May Angel and Oliver Griffin, "Soaring fertilizer prices dim Brazilian farmers' edge over US rivals,” 8 juin 2026: https://ca.finance.yahoo.com/news/analysis-soaring-fertilizer-prices-dim-100440898.html[3]Programme alimentaire mondial, « Middle East crisis: Risks and impacts for food security in Tanzania », mai 2026, https://reliefweb.int/report/united-republic-tanzania/middle-east-crisis-risks-and-impacts-food-security-tanzania-may-2026[4]GRAIN, « Crise alimentaire : le commerce de la faim », avril 2008 : https://grain.org/fr/article/184[5] Les spéculateurs financiers ont déjà commencé à se positionner pour profiter de l’envolée des prix alimentaires. Voir : Ties Gijzel, Remy Koens, Jan Daalder, « Since beginning of Iran war, traders have ramped up bets on rising food prices », Follow the Money, mai 2026, https://www.ftm.eu/articles/iran-war-traders-bet-billions-on-rising-food-prices[6]Public Sénat, « “Menaces’’, “relations commerciales brutales’’ : la commission d’enquête du Sénat sur les marges étrille la grande distribution dans son rapport », mai 2026, https://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/menaces-relations-commerciales-brutales-la-commission-denquete-du-senat-sur-les-marges-etrille-la-grande-distribution-dans-son-rapport[7]C’est ce qu’a déclaré Anna Manz, directrice financière de Nestlé SA, lors d’une conférence téléphonique avec les investisseurs sur les résultats du premier trimestre : https://www.nestle.com/media/mediaeventscalendar/allevents/2026-three-month-sales[8]African Centre for Biodiversity, « Critical minerals, fertilisers, agrochemicals, digital power, and the erosion of food sovereignty », avril 2026, https://acbio.org.za/corporate-expansion/critical-minerals-fertilisers-agrochemicals-digital-power-and-the-erosion-of-food-sovereignty/[9]Voir, par exemple, Ashraf Wani, « Ground report: Boats idle, no income as war hits Lebanese fishermen hard », India Today, 26 mars 2026, https://www.indiatoday.in/world/story/ground-report-south-lebanon-tyre-fishermen-financial-harship-israeli-strikes-curbs-2887232-2026-03-26 ou La Via Campesina, « Globalization of war and the starvation of people », 17 avril 2026, https://viacampesina.org/fr/souverainete-alimentaire-face-a-la-guerre-a-limperialisme-et-a-la-faim-des-peuples-dans-le-monde/[10]« The bogus food estate project », Tempo, janvier 2026, https://farmlandgrab.org/33267 ; « Egypt's President opens New Delta project to grow wheat in desert with ‘artificial river’ », The National, mai 2026, https://www.thenationalnews.com/news/mena/2026/05/17/egypts-president-opens-new-delta-project-to-grow-wheat-in-desert-with-artificial-river/[11]Voir par exemple : https://realtimeinequality.org[12]« India’s workers quit city life over impact of Iran war on gas prices », Financial Times, mai 2026 : https://www.ft.com/content/06830b71-0142-4da0-adb6-454be8b7fa7c[13]GRAIN, « Inflation alimentaire : derrière les chiffres, le pouvoir des entreprises », mars 2024, https://grain.org/fr/article/7127[14]Raj Patel, « The strait we're in », mars 2026 : https://newsletter.rajpatel.org/p/the-strait-were-in[15]Claire Kelloway, « Walmart’s super-sized impact on the food system », Civil Eats, juillet 2019, https://civileats.com/2019/07/12/walmarts-super-sized-impact-on-the-food-system/[16] GRAIN, « Des terres à la logistique : le pouvoir croissant des Émirats arabes unis dans le système alimentaire mondial », juillet 2024 : https://grain.org/fr/article/7173[17]GRAIN, « Accaparement mondial des terres agricoles en 2016 : ampleur et impact », juin 2016 : https://www.grain.org/fr/article/5508[18]IPES-Food, « Land Squeeze », mai 2024, https://ipes-food.org/report-summary/land-squeeze/[19]Voir l’interview d’Anastasia Nesvetailova (CNUCED) par Follow the Money, mars 2026 : https://www.ftm.eu/articles/next-food-crisis-devastating-un-expert[20]Dans cette optique, voir la Résolution 1 : « The deepening global food crisis » de l’UITA. 6-7 mai 2026, https://www.iuf.org/wp-content/uploads/2026/05/20200513-LINK-EC-resolution-on-food-crisis-e.pdf[21]IPES, « The New Geopolitics of Food », mai 2026, https://ipes-food.org/report/the-new-geopolitics-of-food/[22]« What is going on in the grocery industry? », Jacobin, octobre 2025 : https://jacobin.com/2025/10/grocery-industry-walmart-mamdani-schweizer[23]Nurul Aini, « Indonésie : le programme de repas gratuits pour les enfants et l’essor des « oligarchies alimentaires », avril 2026 : https://grain.org/fr/article/7371[24] « Face à la crise des engrais, l’Afrique dispose d’une alternative aux engrais chimiques : l’agroécologie », mai 2026 : https://grain.org/fr/article/7383[25]The Economist, « Uncovering the secret food trade that corrupts Iran’s neighbours », 31 juillet 2025, https://www.economist.com/interactive/finance-and-economics/2025/07/31/irans-forbidden-fruit