L’initiative “la Ceinture et la Route” : l’agrobusiness chinois se mondialise

L’initiative de la Chine « la Ceinture et la Route » (BRI en anglais) constitue le plus vaste projet d’infrastructures jamais entrepris de toute l’Histoire. Lancé en 2013 pour mieux connecter la Chine au reste du monde, le projet concerne quelque 90 pays d'Asie, d'Europe et d'Afrique et son coût est estimé à plus de 1000 milliards de dollars. La BRI augmentera aussi la concentration de la production et de la distribution alimentaires dans le monde, exacerbant encore la marginalisation des petits producteurs, des pêcheurs des populations forestières et des communautés rurales. Ce rapport examine quelques questions-clés qui commencent à émerger à la suite de projets liés à la BRI dans différents pays d’Asie et d’Afrique. Ces problèmes concernent l’endettement et les menaces pour la souveraineté nationale, l’accaparement des terres, le déplacement, les violations de droits humains dans les zones de conflit, l’environnement, la santé publique et les violations du droit des travailleurs.

L’initiative de la Chine « la Ceinture et la Route » (BRI en anglais) constitue le plus vaste projet d’infrastructures jamais entrepris de toute l’Histoire. Lancé en 2013 pour mieux connecter la Chine au reste du monde, le projet concerne quelque 90 pays d'Asie, d'Europe et d'Afrique et son coût est estimé à plus de 1000 milliards de dollars. La BRI augmentera aussi la concentration de la production et de la distribution alimentaires dans le monde, exacerbant encore la marginalisation des petits producteurs, des pêcheurs des populations forestières et des communautés rurales. Ce rapport examine quelques questions-clés qui commencent à émerger à la suite de projets liés à la BRI dans différents pays d’Asie et d’Afrique. Ces problèmes concernent l’endettement et les menaces pour la souveraineté nationale, l’accaparement des terres, le déplacement, les violations de droits humains dans les zones de conflit, l’environnement, la santé publique et les violations du droit des travailleurs.

Un exploitant de caoutchouc déloge des fermiers libériens

Infractions au droit foncier, expulsions, violences: Le groupe luxembourgeois Socfin, exploitant des plantations, et ses filiales sont impliqués dans des violations graves des droits humains au Libéria, selon un rapport de l’organisation de développement Pain pour le prochain. Même la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau potable, tout comme à l’éducation, se sont dégradés dans les villages autour des plantations de caoutchouc. Cet exemple démontre l’opportunité de l’initiative pour des multinationales responsables, actuellement en discussion au Parlement.  

Infractions au droit foncier, expulsions, violences: Le groupe luxembourgeois Socfin, exploitant des plantations, et ses filiales sont impliqués dans des violations graves des droits humains au Libéria, selon un rapport de l’organisation de développement Pain pour le prochain. Même la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau potable, tout comme à l’éducation, se sont dégradés dans les villages autour des plantations de caoutchouc. Cet exemple démontre l’opportunité de l’initiative pour des multinationales responsables, actuellement en discussion au Parlement.  

L'agriculture industrielle et le chaos climatique

Cette brochure d’information s’adresse principalement aux organisations et groupes qui luttent pour la justice climatique mondiale. L’objectif est d’informer sur l’influence de l’agriculture industrielle sur la crise climatique et d’encourager l’action.    

Cette brochure d’information s’adresse principalement aux organisations et groupes qui luttent pour la justice climatique mondiale. L’objectif est d’informer sur l’influence de l’agriculture industrielle sur la crise climatique et d’encourager l’action.    

Agriculture et changement climatique : Entre fausses solutions et vraies pistes d’actions, quels sont les différents enjeux ?

Alors que nos dirigeants saluent allègrement les multinationales et leurs fausses solutions, il est urgent de changer le cap de l’agriculture pour engager une véritable démarche positive pour le climat. Cette volonté de lutter pour la justice climatique est partagée au sein du mouvement international pour la souveraineté alimentaire (notamment porté par la via campesina), mais face aux enjeux et à l’urgence, il nous a semblé nécessaire de renforcer notre compréhension collective de ces enjeux au niveau belge. Ce nouveau numéro de BEET THE SYSTEM propose d’interroger les liens entre climat et agriculture. À travers des points de vue multiples actifs dans le mouvement pour la souveraineté alimentaire et sur les questions climatiques (académiques, paysan.ne.s, société civile) nous vous proposons d’explorer comment l’agriculture industrielle et l’agrobusiness sont responsables du changement climatique et surtout ce que nous pouvons faire.

Alors que nos dirigeants saluent allègrement les multinationales et leurs fausses solutions, il est urgent de changer le cap de l’agriculture pour engager une véritable démarche positive pour le climat. Cette volonté de lutter pour la justice climatique est partagée au sein du mouvement international pour la souveraineté alimentaire (notamment porté par la via campesina), mais face aux enjeux et à l’urgence, il nous a semblé nécessaire de renforcer notre compréhension collective de ces enjeux au niveau belge. Ce nouveau numéro de BEET THE SYSTEM propose d’interroger les liens entre climat et agriculture. À travers des points de vue multiples actifs dans le mouvement pour la souveraineté alimentaire et sur les questions climatiques (académiques, paysan.ne.s, société civile) nous vous proposons d’explorer comment l’agriculture industrielle et l’agrobusiness sont responsables du changement climatique et surtout ce que nous pouvons faire.

Ne nous laissons pas berner une fois de plus ! Deux décennies de mensonges sur le riz doré

Sur une couverture désormais célèbre du magazine Time en 2000, le riz doré était présenté comme le « riz qui pourrait sauver des millions de vies ». La prévision optimiste selon laquelle le riz génétiquement modifié (GM) serait commercialisé au début des années 2000 était un leurre : 20 ans plus tard, le riz doré n’a pas encore tenu sa promesse messianique, à savoir résoudre le problème de la carence en vitamine A (CVA) chez les enfants des pays pauvres.

Sur une couverture désormais célèbre du magazine Time en 2000, le riz doré était présenté comme le « riz qui pourrait sauver des millions de vies ». La prévision optimiste selon laquelle le riz génétiquement modifié (GM) serait commercialisé au début des années 2000 était un leurre : 20 ans plus tard, le riz doré n’a pas encore tenu sa promesse messianique, à savoir résoudre le problème de la carence en vitamine A (CVA) chez les enfants des pays pauvres.

Accaparements des terres par les multinationales : les luttes des communautés et la construction de leviers à l'échelle internationale

Le React et le collectif citoyen en France contre l'accaparement des terres vous invitent à échanger avec Emmanuel Elong, porte-parole de synergie nationale des paysans et riverains des plantations du Cameroun (Synaparcam). Présent en France pour témoigner dans le cadre de procès en diffamation que les groupes Bolloré et Socfin intentent à la chaîne de télévision France 2, Mediapart, et les ONG Sherpa et React, Emmanuel Elong exposera la situation autour des six plantations de la Socapalm, filiale camerounaise de Socfin-Bolloré et expliquera les combats des paysans et riverains affectés.

Le React et le collectif citoyen en France contre l'accaparement des terres vous invitent à échanger avec Emmanuel Elong, porte-parole de synergie nationale des paysans et riverains des plantations du Cameroun (Synaparcam). Présent en France pour témoigner dans le cadre de procès en diffamation que les groupes Bolloré et Socfin intentent à la chaîne de télévision France 2, Mediapart, et les ONG Sherpa et React, Emmanuel Elong exposera la situation autour des six plantations de la Socapalm, filiale camerounaise de Socfin-Bolloré et expliquera les combats des paysans et riverains affectés.

Conflit foncier en Sierra Leone : Grave attaque sur des défenseurs des droits humains

Les organisations de la société civile travaillant sur la gouvernance foncière et les droits humains en Sierra Leone et au niveau international sont préoccupées par l'usage excessif de la force par la sécurité de l'Etat depuis ce lundi 21 janvier 2019.

Les organisations de la société civile travaillant sur la gouvernance foncière et les droits humains en Sierra Leone et au niveau international sont préoccupées par l'usage excessif de la force par la sécurité de l'Etat depuis ce lundi 21 janvier 2019.

Les groupes de la société civile accueillent favorablement la décision d'une banque de développement de donner suite à la plainte déposée par des communautés de la RDC contre une société d’huile de palme

La commission en charge du mécanisme de gestion des plaintes auprès des banques de développement allemandes, néerlandaises et françaises a jugé recevable une plainte déposée par 2 communautés de la République Démocratique du Congo le 5 novembre 2018. Cela signifie que le mécanisme des plaintes va maintenant entamer un processus d’examen préliminaire, avant de lancer le processus de médiation requis par les communautés pour résoudre leur conflit foncier de longue date avec les Plantations et Huileries du Congo (PHC), une filiale de la société canadienne, Feronia Inc.

La commission en charge du mécanisme de gestion des plaintes auprès des banques de développement allemandes, néerlandaises et françaises a jugé recevable une plainte déposée par 2 communautés de la République Démocratique du Congo le 5 novembre 2018. Cela signifie que le mécanisme des plaintes va maintenant entamer un processus d’examen préliminaire, avant de lancer le processus de médiation requis par les communautés pour résoudre leur conflit foncier de longue date avec les Plantations et Huileries du Congo (PHC), une filiale de la société canadienne, Feronia Inc.

Les supermarchés, source de l’alimentation d’aujourd’hui – Tendances et répercussions

La croissance du secteur des supermarchés a été extrêmement rapide. Aujourd’hui, à elles seules, 30 chaînes mondiales de supermarchés contrôlent un tiers du marché de la distribution alimentaire dans le monde, récoltant ainsi une énorme part du marché de la nourriture consommée aujourd’hui par l’humanité. Ce n’est pas juste une tendance actuelle, une simple évolution de la manière dont se vendent les choses. Il s’agit ici de questions structurelles. L’expansion tentaculaire des supermarchés a été soutenue et encouragée par les accords de libre-échange (les ALE), la libéralisation des investissements, les politiques des gouvernements pour promouvoir les investissements étrangers directs, et les lois et réglementations qui empêchent les systèmes alimentaires à petite échelle de continuer à opérer normalement. Les systèmes de distribution des supermarchés sont très largement subventionnés par les gouvernements, grâce à l’argent des contribuables. Tout comme le système agricole industriel qui produit la majeure partie des matières premières utilisées dans les aliments transformés bon marché qui couvrent les étagères des supermarchés.  

La croissance du secteur des supermarchés a été extrêmement rapide. Aujourd’hui, à elles seules, 30 chaînes mondiales de supermarchés contrôlent un tiers du marché de la distribution alimentaire dans le monde, récoltant ainsi une énorme part du marché de la nourriture consommée aujourd’hui par l’humanité. Ce n’est pas juste une tendance actuelle, une simple évolution de la manière dont se vendent les choses. Il s’agit ici de questions structurelles. L’expansion tentaculaire des supermarchés a été soutenue et encouragée par les accords de libre-échange (les ALE), la libéralisation des investissements, les politiques des gouvernements pour promouvoir les investissements étrangers directs, et les lois et réglementations qui empêchent les systèmes alimentaires à petite échelle de continuer à opérer normalement. Les systèmes de distribution des supermarchés sont très largement subventionnés par les gouvernements, grâce à l’argent des contribuables. Tout comme le système agricole industriel qui produit la majeure partie des matières premières utilisées dans les aliments transformés bon marché qui couvrent les étagères des supermarchés.  

La fibre de la discorde : le coton OGM au Burkina Faso

Au cours de deux années, plus de 500 agriculteurs de diverses régions productrices de coton du Burkina Faso ont documenté leur expérience avec le coton Bt de Monsanto. Cette recherche action de trois ans intitulée Le coton Bt et nous : la vérité de nos champs est  un contrepoids précieux, puisque le Burkina Faso a été le premier pays d’Afrique de l’Ouest à adopter les organismes génétiquement modifiés (OGM), et est cité par l’industrie en tant qu'exemple de réussite pour en faire la promotion dans d’autres pays.  

Au cours de deux années, plus de 500 agriculteurs de diverses régions productrices de coton du Burkina Faso ont documenté leur expérience avec le coton Bt de Monsanto. Cette recherche action de trois ans intitulée Le coton Bt et nous : la vérité de nos champs est  un contrepoids précieux, puisque le Burkina Faso a été le premier pays d’Afrique de l’Ouest à adopter les organismes génétiquement modifiés (OGM), et est cité par l’industrie en tant qu'exemple de réussite pour en faire la promotion dans d’autres pays.  

Daewoo-Madagascar, 10 ans après

Le 18 novembre 2008, le Financial Times a révélé qu'un énorme accord était en cours de négociation entre Daewoo Logistics et le gouvernement de Madagascar. Dans le cadre de cet accord, la société sud-coréenne cherchait à obtenir pas moins de 1,3 million d'hectares pour cultiver du maïs destiné à l'exportation, sans que les communautés locales en soient informées. La révélation de cette affaire a contribué au renversement du gouvernement malgache quelques mois plus tard et a fait découvrir au monde une nouvelle tendance scandaleuse à l'accaparement de terres destinées à la production agricole, motivée par la crise alimentaire et financière. Dix ans plus tard, à quoi assistons-nous ?

Le 18 novembre 2008, le Financial Times a révélé qu'un énorme accord était en cours de négociation entre Daewoo Logistics et le gouvernement de Madagascar. Dans le cadre de cet accord, la société sud-coréenne cherchait à obtenir pas moins de 1,3 million d'hectares pour cultiver du maïs destiné à l'exportation, sans que les communautés locales en soient informées. La révélation de cette affaire a contribué au renversement du gouvernement malgache quelques mois plus tard et a fait découvrir au monde une nouvelle tendance scandaleuse à l'accaparement de terres destinées à la production agricole, motivée par la crise alimentaire et financière. Dix ans plus tard, à quoi assistons-nous ?

L’accaparement des terres perpétré par les fonds de pension dans le monde doit cesser

Depuis une dizaine d’années, l’argent des fonds de pension alimente un énorme investissement dans les terres agricoles. Le nombre de fonds de pension investissant dans les terres agricoles et les sommes d’argent déployées à cette fin sont en augmentation, mais tout se fait discrètement. L’ampleur de cette prise de contrôle sans précédent des terres agricoles par des sociétés financières a des conséquences majeures pour les communautés rurales et les systèmes alimentaires. Il faut absolument s’y opposer. Laisser aux entreprises le soin de s’autodiscipliner avec leurs propres directives volontaires, c’est la catastrophe assurée.  

Depuis une dizaine d’années, l’argent des fonds de pension alimente un énorme investissement dans les terres agricoles. Le nombre de fonds de pension investissant dans les terres agricoles et les sommes d’argent déployées à cette fin sont en augmentation, mais tout se fait discrètement. L’ampleur de cette prise de contrôle sans précédent des terres agricoles par des sociétés financières a des conséquences majeures pour les communautés rurales et les systèmes alimentaires. Il faut absolument s’y opposer. Laisser aux entreprises le soin de s’autodiscipliner avec leurs propres directives volontaires, c’est la catastrophe assurée.  

Agroecologie pour l'Afrique

  La nouvelle vidéo animée de 5 minutes de l'AFSA explique pourquoi l'agroécologie est adaptée à l'Afrique et montre la contribution de l'agroécologie à la réalisation des objectifs du développement durable.

  La nouvelle vidéo animée de 5 minutes de l'AFSA explique pourquoi l'agroécologie est adaptée à l'Afrique et montre la contribution de l'agroécologie à la réalisation des objectifs du développement durable.

Supermarchés, dégagez de l’Afrique ! Les systèmes alimentaires du continent se débrouillent très bien sans eux

Les systèmes alimentaires d’Afrique sont l’ultime frontière pour les multinationales et la grande distribution alimentaire. La plupart des Africains continuent de consommer un régime sain à base d’aliments traditionnels produits par des millions de petits producteurs, d’un bout à l’autre du continent. Mais la situation est en train de changer peu à peu, tandis que la grande distribution alimentaire mondiale adopte de nouvelles stratégies pour renforcer sa présence sur le continent, sous l’impulsion brutale de certaines chaînes de supermarchés multinationales. La subsistance de millions de petits vendeurs et de producteurs locaux est remise en cause ; la santé des populations et la diversité des cultures alimentaires traditionnelles sont elles aussi en danger. Les gouvernements africains ne font que favoriser l’expansion des supermarchés, mais les petits vendeurs, les agriculteurs et les consommateurs urbains s’unissent pour défendre leurs systèmes alimentaires locaux.

Les systèmes alimentaires d’Afrique sont l’ultime frontière pour les multinationales et la grande distribution alimentaire. La plupart des Africains continuent de consommer un régime sain à base d’aliments traditionnels produits par des millions de petits producteurs, d’un bout à l’autre du continent. Mais la situation est en train de changer peu à peu, tandis que la grande distribution alimentaire mondiale adopte de nouvelles stratégies pour renforcer sa présence sur le continent, sous l’impulsion brutale de certaines chaînes de supermarchés multinationales. La subsistance de millions de petits vendeurs et de producteurs locaux est remise en cause ; la santé des populations et la diversité des cultures alimentaires traditionnelles sont elles aussi en danger. Les gouvernements africains ne font que favoriser l’expansion des supermarchés, mais les petits vendeurs, les agriculteurs et les consommateurs urbains s’unissent pour défendre leurs systèmes alimentaires locaux.

Des communautés de la RDC déposent une plainte auprès d’une banque de développement allemande pour résoudre un conflit foncier centenaire avec une société d’huile de palme

Neuf communautés de la République démocratique du Congo ont accompli un geste historique cette semaine en déposant une plainte auprès du mécanisme de plaintes de la banque de développement allemande (Deutsche Investitions- und Entwicklungsgesellschaft, DEG). Les communautés veulent une solution à ce conflit foncier qui remonte à la période coloniale belge avec une société d’huile de palme que finance actuellement un consortium de banques de développement européennes dirigé par DEG.

Neuf communautés de la République démocratique du Congo ont accompli un geste historique cette semaine en déposant une plainte auprès du mécanisme de plaintes de la banque de développement allemande (Deutsche Investitions- und Entwicklungsgesellschaft, DEG). Les communautés veulent une solution à ce conflit foncier qui remonte à la période coloniale belge avec une société d’huile de palme que finance actuellement un consortium de banques de développement européennes dirigé par DEG.