Les grandes entreprises de commerce électronique se lancent dans le détail par GRAIN | 11 Jun 2018 Entreprises | Veille des supermarchés Le commerce électronique s’étend rapidement dans la distribution et le commerce alimentaires dans toute l’Asie. L’émergence de services de livraison d’alimentation en ligne en particulier provoque d’importants changements dans les chaînes d’approvisionnement des denrées alimentaires de la ferme à l’assiette. Et pourtant, peu de pays disposent d’une règlementation couvrant la distribution alimentaire en ligne, notamment la sécurité et les risques sanitaires des aliments, ou même de règlements sur le commerce alimentaire électronique transfrontalier. Certaines des plus grosses entreprises mondiales de commerce électronique et de détail ont engagé une offensive pour prendre la main sur le commerce alimentaire en ligne et assurer son expansion, ce qui entraîne des conséquences sévères pour les systèmes alimentaires locaux, les vendeurs de rue et les petits paysans. Le commerce électronique s’étend rapidement dans la distribution et le commerce alimentaires dans toute l’Asie. L’émergence de services de livraison d’alimentation en ligne en particulier provoque d’importants changements dans les chaînes d’approvisionnement des denrées alimentaires de la ferme à l’assiette. Et pourtant, peu de pays disposent d’une règlementation couvrant la distribution alimentaire en ligne, notamment la sécurité et les risques sanitaires des aliments, ou même de règlements sur le commerce alimentaire électronique transfrontalier. Certaines des plus grosses entreprises mondiales de commerce électronique et de détail ont engagé une offensive pour prendre la main sur le commerce alimentaire en ligne et assurer son expansion, ce qui entraîne des conséquences sévères pour les systèmes alimentaires locaux, les vendeurs de rue et les petits paysans.
Un projet d’accaparement de terres déguisé en promesse de développement par Stefano Liberti | 5 Jun 2018 Le Mozambique | accaparement des terres Nakarari, village perdu dans la brousse dans le district de Malema, à deux mille kilomètres au nord de Maputo. Sous le manguier, assis à même le sol ou sur des bancs en bois chancelants, une quarantaine d’hommes et de femmes accueillent les visiteurs. Autour d’eux, un groupe d’enfants sautent comme des ressorts chaque fois qu’un fruit tombe des branches. Le secrétaire du village prend la parole. Le visage marqué par le soleil et les mains calleuses de ceux qui travaillent la terre depuis longtemps, M. Agostinho Mocernea se montre sévère : « Nous ne devons pas croire ce que dit le gouvernement. Nous devons continuer à dire non. » Puis il passe la parole aux représentants des organisations paysannes fraîchement arrivés des villes voisines. « Le gouvernement est dans l’impasse, affirme M. Dionísio Mepoteia, de l’Union nationale des paysans (UNAC). Notre lutte nous a permis de remporter une première victoire historique. Nous avons empêché le pillage et réaffirmé que la terre n’appartenait qu’à nous, qui la cultivons depuis des générations. » Et le quadragénaire à la voix légère d’ajouter : « Ce n’est que grâce à notre unité que nous avons pu atteindre ce résultat. Il faut que nous restions unis. » Nakarari, village perdu dans la brousse dans le district de Malema, à deux mille kilomètres au nord de Maputo. Sous le manguier, assis à même le sol ou sur des bancs en bois chancelants, une quarantaine d’hommes et de femmes accueillent les visiteurs. Autour d’eux, un groupe d’enfants sautent comme des ressorts chaque fois qu’un fruit tombe des branches. Le secrétaire du village prend la parole. Le visage marqué par le soleil et les mains calleuses de ceux qui travaillent la terre depuis longtemps, M. Agostinho Mocernea se montre sévère : « Nous ne devons pas croire ce que dit le gouvernement. Nous devons continuer à dire non. » Puis il passe la parole aux représentants des organisations paysannes fraîchement arrivés des villes voisines. « Le gouvernement est dans l’impasse, affirme M. Dionísio Mepoteia, de l’Union nationale des paysans (UNAC). Notre lutte nous a permis de remporter une première victoire historique. Nous avons empêché le pillage et réaffirmé que la terre n’appartenait qu’à nous, qui la cultivons depuis des générations. » Et le quadragénaire à la voix légère d’ajouter : « Ce n’est que grâce à notre unité que nous avons pu atteindre ce résultat. Il faut que nous restions unis. »
SOCFIN : bénéfices toujours en hausse… sauf pour les communautés locales par Communiqué de presse collectif | 29 Mai 2018 Communiqués de presse | Terres A l’occasion de l’assemblée générale qui se tiendra au Luxembourg ce 30 mai 2018, les associations et ONG en soutien aux luttes des communautés affectées par les activités de SOCFIN font le bilan des problèmes générés et des promesses non-tenues par le groupe agro-industriel multinational spécialisé dans la culture de palmiers à huile et d’hévéa (caoutchouc). A l’occasion de l’assemblée générale qui se tiendra au Luxembourg ce 30 mai 2018, les associations et ONG en soutien aux luttes des communautés affectées par les activités de SOCFIN font le bilan des problèmes générés et des promesses non-tenues par le groupe agro-industriel multinational spécialisé dans la culture de palmiers à huile et d’hévéa (caoutchouc).
L’expansion de Daewoo dans l’agrobusiness à l’étranger par GRAIN, Collectif TANY, Yayasan Pusaka | 28 Mai 2018 Entreprises Il y a dix ans, les journaux du monde entier se faisaient l’écho d’une histoire choquante : une filiale de Daewoo Logistics, Madagascar Future Enterprise Corp., était en train de négocier avec le gouvernement de Madagascar un bail de 99 ans pour 1,3 million d’hectares de terre arable, presque la moitié des terres arables du pays. La société prévoyait de cultiver du maïs et des palmiers à huile dans quatre régions de l’île pour les renvoyer en Corée du Sud où ils serviraient à la production d’aliments pour animaux et de biocarburant. Aujourd’hui on a oublié la faillite de Daewoo Motors en 1999 et l’entreprise sud-coréenne Daewoo, l’un des plus grands conglomérats mondiaux, continue à étendre un empire économique fondé sur l’industrie et le commerce aussi bien que sur les ressources naturelles comme le pétrole et le gaz, les minéraux et l’alimentation. Il y a dix ans, les journaux du monde entier se faisaient l’écho d’une histoire choquante : une filiale de Daewoo Logistics, Madagascar Future Enterprise Corp., était en train de négocier avec le gouvernement de Madagascar un bail de 99 ans pour 1,3 million d’hectares de terre arable, presque la moitié des terres arables du pays. La société prévoyait de cultiver du maïs et des palmiers à huile dans quatre régions de l’île pour les renvoyer en Corée du Sud où ils serviraient à la production d’aliments pour animaux et de biocarburant. Aujourd’hui on a oublié la faillite de Daewoo Motors en 1999 et l’entreprise sud-coréenne Daewoo, l’un des plus grands conglomérats mondiaux, continue à étendre un empire économique fondé sur l’industrie et le commerce aussi bien que sur les ressources naturelles comme le pétrole et le gaz, les minéraux et l’alimentation.
Semences de néo-colonialisme - Pourquoi les promoteurs d'OGM se trompent-ils sur l'Afrique ? par Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA) | 8 Mai 2018 semences & biodiversité Le lobby des OGM montre des signes de désespoir. Une fois de plus, ils sont à l'offensive avec d’énormes efforts de relations publiques ciblant l'Afrique de l'Est, en particulier l'Ouganda, pour tenter de renverser la politique Africaine de développement à leurs propres fins. Leur objectif immédiat est d'affaiblir les lois nationales sur la biosécurité, supprimant ainsi tout obstacle à leur accès aux marchés africains pour leurs produits controversés à haut risque. Plus précisément, ils veulent supprimer les clauses de «responsabilité stricte» et ainsi éviter toute responsabilité; éviter d'avoir à payer une compensation pour tout dommage qu'ils font; éviter l'étiquetage afin que les Africains ne puissent savoir si leur nourriture est génétiquement modifiée; et éviter toute punition que les lois africaines peuvent imposer. Le lobby des OGM montre des signes de désespoir. Une fois de plus, ils sont à l'offensive avec d’énormes efforts de relations publiques ciblant l'Afrique de l'Est, en particulier l'Ouganda, pour tenter de renverser la politique Africaine de développement à leurs propres fins. Leur objectif immédiat est d'affaiblir les lois nationales sur la biosécurité, supprimant ainsi tout obstacle à leur accès aux marchés africains pour leurs produits controversés à haut risque. Plus précisément, ils veulent supprimer les clauses de «responsabilité stricte» et ainsi éviter toute responsabilité; éviter d'avoir à payer une compensation pour tout dommage qu'ils font; éviter l'étiquetage afin que les Africains ne puissent savoir si leur nourriture est génétiquement modifiée; et éviter toute punition que les lois africaines peuvent imposer.
Le Sénégal se prononce favorable à l’introduction des semences OGM sur la base du faux rapport de l'Académie des sciences par Comité Ouest Africain des Semences Paysannes (COASP) | 26 Avr 2018 Sénégal | semences & biodiversité Le 28 février 2017, le président de la république du Sénégal a fait une déclaration en faveur de l’introduction des OGM, en s’appuyant sur le rapport de l'Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, ANSTS. Le 28 février 2017, le président de la république du Sénégal a fait une déclaration en faveur de l’introduction des OGM, en s’appuyant sur le rapport de l'Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, ANSTS.
Canada – Une curieuse autorisation du riz OGM doré par Charlotte Krinke, Inf'OGM | 26 Avr 2018 L'Australie | Canada | Nouvelle-Zélande | semences & biodiversité En mars 2018, le ministère de la Santé du Canada a autorisé la mise sur le marché du controversé riz doré, génétiquement modifié pour produire du β-carotène que le corps humain transformera en vitamine A. L’Institut international de recherche sur le riz, à l’origine de cette demande, a déclaré que ce riz doré n’était pas destiné à la vente au Canada pour le moment. Une manière d’inciter les pays asiatiques à l’autoriser à leur tour ? En mars 2018, le ministère de la Santé du Canada a autorisé la mise sur le marché du controversé riz doré, génétiquement modifié pour produire du β-carotène que le corps humain transformera en vitamine A. L’Institut international de recherche sur le riz, à l’origine de cette demande, a déclaré que ce riz doré n’était pas destiné à la vente au Canada pour le moment. Une manière d’inciter les pays asiatiques à l’autoriser à leur tour ?
La sécurité d’Emmanuel Elong par AFASPA, GRAIN et al. | 13 Avr 2018 Cameroun | France | accaparement des terres Monsieur le Ministre, Nous tenons par la présente à vous demander de bien vouloir vous assurer de la sécurité de Monsieur Emmanuel Elong, Président de la SYNAPARCAM (Synergie Nationale des Paysans et Riverains du Cameroun) et Président de l’Alliance des Riverains des Plantations Socfin-Bolloré, venu à Paris du 1er au 5 avril 2018 pour témoigner au procès pour diffamation contre France Télévision, relatif au reportage de l’émission Complément d’enquête, « Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien ? », dont la première partie porte sur la Socapalm, la plus grande entreprise d’exploitation d’huile de palme du Cameroun. Monsieur le Ministre, Nous tenons par la présente à vous demander de bien vouloir vous assurer de la sécurité de Monsieur Emmanuel Elong, Président de la SYNAPARCAM (Synergie Nationale des Paysans et Riverains du Cameroun) et Président de l’Alliance des Riverains des Plantations Socfin-Bolloré, venu à Paris du 1er au 5 avril 2018 pour témoigner au procès pour diffamation contre France Télévision, relatif au reportage de l’émission Complément d’enquête, « Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien ? », dont la première partie porte sur la Socapalm, la plus grande entreprise d’exploitation d’huile de palme du Cameroun.
GRAIN en 2017 : un aperçu de nos activités par GRAIN | 12 Avr 2018 Rapports d'activité En octobre 2017, le Guardian a publié un article intitulé « 2017 risque d’être l’année la plus meurtrière de l’histoire pour les défenseurs des terres ». Selon les chiffres du journal, à cette date, le nombre de personnes assassinées pour leurs prises de position contre l’extraction minière, l’agrobusiness et les autres formes d’accaparement des terres, était de 150. À la fin de l’année, le chiffre avait atteint près de 200. En octobre 2017, le Guardian a publié un article intitulé « 2017 risque d’être l’année la plus meurtrière de l’histoire pour les défenseurs des terres ». Selon les chiffres du journal, à cette date, le nombre de personnes assassinées pour leurs prises de position contre l’extraction minière, l’agrobusiness et les autres formes d’accaparement des terres, était de 150. À la fin de l’année, le chiffre avait atteint près de 200.
Poursuites-bâillons : Sherpa, ReAct, Mediapart, Le Point et L’Obs relaxés suite à la plainte en diffamation de filiales du groupe Bolloré par ReAct | 31 Mar 2018 accaparement des terres Ce jeudi 29 mars, la 17e chambre correctionnelle du TGI de Paris a prononcé la relaxe des associations Sherpa, ReAct et des médias Mediapart, L’Obs et Le Point, attaqués en diffamation par SOCFIN et SOCAPALM, filiales du Groupe Bolloré. Ce jugement réaffirme la primauté de la liberté d’expression et l’intérêt général sur les « poursuites-bâillons » des multinationales. Ce jeudi 29 mars, la 17e chambre correctionnelle du TGI de Paris a prononcé la relaxe des associations Sherpa, ReAct et des médias Mediapart, L’Obs et Le Point, attaqués en diffamation par SOCFIN et SOCAPALM, filiales du Groupe Bolloré. Ce jugement réaffirme la primauté de la liberté d’expression et l’intérêt général sur les « poursuites-bâillons » des multinationales.
Communiqué des participant-e-s à la 6ème édition de la foire ouest africaine des semences paysannes à Djimini par Comité Ouest Africain des Semences Paysannes (COASP) | 27 Mar 2018 Sénégal | semences & biodiversité Nous membres du Comité Ouest Africain des Semences Paysannes (COASP), nous, paysannes et paysans, représentantes et représentants des organisations paysannes, de la société civile, des instituts de recherche nationaux et internationaux, venu‐e‐s de 8 pays d’Afrique de l’Ouest et de 3 pays d’Europe, nous sommes réuni‐e‐s du 5 au 7 mars 2018 pour la 6ème édition de la foire ouest africaine des semences paysannes de Djimini. Nous membres du Comité Ouest Africain des Semences Paysannes (COASP), nous, paysannes et paysans, représentantes et représentants des organisations paysannes, de la société civile, des instituts de recherche nationaux et internationaux, venu‐e‐s de 8 pays d’Afrique de l’Ouest et de 3 pays d’Europe, nous sommes réuni‐e‐s du 5 au 7 mars 2018 pour la 6ème édition de la foire ouest africaine des semences paysannes de Djimini.
Semences en résistance par ANAFAE, REDSAG, Red de Biodiversidad, Grupo Semillas, Acción Ecológica, Articulación Nacional de Agroecología, Acción por la Biodiversidad et GRAIN | 26 Mar 2018 Multimédia | Semences « Semences en résistance » est une animation développée dans le cadre du documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? », réalisé en 2017 par un collectif d'organisations latino-américaines qui œuvrent, à l’échelle de tout le continent, à la défense des semences indigènes comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples. « Semences en résistance » est une animation développée dans le cadre du documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? », réalisé en 2017 par un collectif d'organisations latino-américaines qui œuvrent, à l’échelle de tout le continent, à la défense des semences indigènes comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples.
Mexique : les dangers du maïs industriel et de ses produits transformés comestibles par GRAIN | 20 Mar 2018 Semences Une équipe de recherche mexicaine de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) et de l’Université autonome métropolitaine (UAM) a publié en août 2017 une étude démontrant la présence de transgènes et de glyphosate (herbicide) dans des aliments transformés et des tortillas élaborés à partir de maïs industriel, à l’échelle du pays tout entier. Une équipe de recherche mexicaine de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) et de l’Université autonome métropolitaine (UAM) a publié en août 2017 une étude démontrant la présence de transgènes et de glyphosate (herbicide) dans des aliments transformés et des tortillas élaborés à partir de maïs industriel, à l’échelle du pays tout entier.
Entretien avec Justus Lavi Mwololo, Secrétaire Général National du Forum des petits agriculteurs du Kenya par Zahra Moloo | 24 Fév 2018 Le Kenya | entreprises | semences & biodiversité Un entretien avec Justus Lavi Mwololo, Secrétaire Général National du Forum des petits agriculteurs du Kenya, sur les semences et les accords de libre échange. Un entretien avec Justus Lavi Mwololo, Secrétaire Général National du Forum des petits agriculteurs du Kenya, sur les semences et les accords de libre échange.
Le Collectif des Semences d'Amérique Latine présente le documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? » par ANAFAE, REDSAG, Red de Biodiversidad, Grupo Semillas, Acción Ecológica, Articulación Nacional de Agroecología, Acción por la Biodiversidad et GRAIN | 29 Jan 2018 Semences | Multimédia Produit conjointement par huit organisations d’Amérique latine et réalisé par Radio Mundo Real, le documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? » expose les expériences et les luttes des mouvements de défense des semences locales en Amérique latine, actifs en Équateur, au Brésil, au Costa Rica, au Mexique, au Honduras, en Argentine, en Colombie et au Guatemala. Produit conjointement par huit organisations d’Amérique latine et réalisé par Radio Mundo Real, le documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? » expose les expériences et les luttes des mouvements de défense des semences locales en Amérique latine, actifs en Équateur, au Brésil, au Costa Rica, au Mexique, au Honduras, en Argentine, en Colombie et au Guatemala.